Psychologie · Neuropsychologie · Thérapies
Cabinet de psychologie, psychothérapie, psychanalyse et neuropsychologie.
Accueil chaleureux, confidentiel et contenant pour enfants, adolescents, adultes, couples et familles.
ThérapiesPédopsychologie, EMDR, TCC, psychanalyse, thérapie familiale, de couple, sexologie, coaching parental, thérapies de groupe, remédiation cognitive, troubles alimentaires, addictologie et parcours complexes.
BilansPsychologiques, neuropsychologiques / QI / HPI / WISC / WAIS / tests d’attention / TDAH / Tea-Ch / logicomathématiques / TSA (autisme), DYS (…), traumatique (reconnaissance). Dossiers MDPH / PPS / RQTH …
Équipe clinicienne expérimentée, formée au secteur hospitalier, à la recherche et aux travaux doctoraux. Cadre spacieux, raffiné, calme et apaisant. Approche intégrative et sur mesure.
RDV Doctolib, téléconsultation possible.
Le cabinet
Une écoute clinique, un cadre pensé
Psy pour qui ? Pour quoi ?
Enfant ou adulte, rencontrer un psy, c’est entrer dans un espace où l’âme peut enfin respirer. Un lieu où l’on dépose les peurs, les douleurs, les élans contrariés, les vagues insistantes qui reviennent.
Dans ce temps pour soi, les mots éclairent ce qui pesait dans l’opacité. Les angoisses se dévoilent, les blocages se dénouent, et quelque chose en soi devient plus juste, plus apaisé.
Neuro clinicien et psychanalyste, j’allie un regard clinique précis à une écoute sensible des mouvements inconscients. Mon expérience de vie, la parentalité, le deuil du parent aimé, et ce que la réalité enseigne au-delà des livres, a simplement rendu ma présence plus authentique, fiable et ancrée.
Cheminer en thérapie, c’est accepter de se rencontrer, découvrir ce qui en soi demande écoute, soin, reconnaissance. C’est honorer cette singulière intimité qui fait de chacun un être fragile et si digne d’amour.
Prendre ce temps, oser cette exploration, c’est déjà se relever. Car la santé mentale est un acte de fidélité envers soi-même : être entendu, être accompagné, transformer ses ombres en ressources… voilà le début d’un mouvement intérieur qui éclaire souvent toute une vie.
Votre psy
Allez voir un psy. Offrez-vous ce précieux moment consacré à vous, authentique, où vous déposez ce qui vous embarrasse et vous encombre. Allégez-vous de vos troubles, souffrances, blocages, anxiétés, angoisses et autres schèmes répétitifs.
Apprenez à évoluer au mieux de vous-même, unique vous méritez ce sur-mesure !
Prenez le temps et le risque d’aller regarder au plus près ce qui vous appartient, ce qui fait de vous cet être à aimer si singulier.
Mon parcours passé
Secret professionnel, absence de jugement, neutralité bienveillante, tendresse et considération ... Pour en faire mon éthique radicale au support de ma déontologie pour servir avec force et vigueur, il m’aura fallu outre des milliers de séances d’analyse personnelle :
- Le séminaire Jean Cornu sur le sexuel infantile sur deux ans pour psychiatres et psychologues de la SPP (Société Psychanalytique de Paris) ;
- L’enseignement d’un an sur les différentes formes de dépression d’Olivier Bouvet de la Maisonneuve pour psychiatres et psychanalystes de l’hôpital de Sainte Anne ;
- Sans oublier une quinzaine de cartels ou groupes d’études de deux à trois ans pour creuser la pensée de différents auteurs (Freud, Lacan, Racamier, Dolto, Klein …) ;
- Sans oublier mes séminaires à l’EA, ALI et ECF durant plus d’une décennie (il s'agit ici de trois associations de psy loi 1901 reconnues d'utilité publique, EA Espace Analytique, ALI Association Lacanienne Internationale, ECF École de la Cause Freudienne) ;
- Sans oublier mes années de fac psy (Paris 8, master doctorat …) et ma validation par la plus noble des portes après 700 heures de stages de psy clinique en hôpitaux psychiatriques par l'EPHEP, du titre réglementé de psychothérapeute (l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en Psychopathologies Cliniques est une Ecole de médecine reconnue par l'Education Nationale ayant reçu l'agrément de l'ARS qui gère la santé en France).
Mon entourage présent
Mon caractère et ma responsabilité me portent à ne pas être seul dans ma pratique. Un travail solitaire ne fait pas foi, il faut en rendre compte, le confronter, partager et entendre ses collègues et ses pairs. Pour ce faire, j'ai trois adresses avec qui je travaille sur mes patients ou analysants : une supervision collective, un contrôle individuel et un groupe d'entraide clinique.
Ceci m'amène à :
- Parler de mes patients et approfondir mes positions éthiques ou déontologiques dans un cadre soumis au secret professionnel où je peux discuter des traits saillants des cliniques que j'anime ;
- Analyser les mouvements transférentiels et contre-transférentiels et leurs effets cliniques pour ajuster finement les positionnements dans les situations émotionnellement complexes où capacités et doutes prennent place ;
- Etre accompagné dans mes questionnements et choix liés à la pratique psy de manière tant micro que macroscopique ;
- Confronter sur ma clinique, m’ouvrir à de nouvelles façons de s'y prendre et m'enrichir des autres ;
- Analyser des mouvements organisationnels et institutionnels et de la dynamique de groupe avec mes collègues. Je prends souvent l'initiative d'appeler les soignants de mes patients pour connaître leurs anamnèses (infirmière psy, psychiatre, généraliste etc.), et je suis parfois surpris qu'ils ne se connaissent pas. C'est mon réflexe institutionnel de réunir pour avancer tous ensemble informés de qui fait quoi vers où, à commencer par mes patients au coeur de cette coordination à éclairer ;
- Prendre le recul systémique du regard de tiers après des cliniques de groupe : collègues en séances de psychodrames analytiques, ou encore plusieurs patients simultanés comme des familles reçues ou des cercles de patients aux symptômes communs.
Supervision collective
Je participe à un groupe de pratiques cliniques constitué de 8 psychologues et psychiatres séniors qui présentons deux fois par mois lors de cycles de deux ans, dans la salle de conférences de la SPP, le suivi de nos cas cliniques de nos pratiques personnelles à notre écoute seconde avec des psychanalystes de la SPP.
La Société Psychanalytique de Paris (SPP) est une association loi 1901 reconnue d'utilité publique. Pour la petite histoire, sa fondation fut fondée le 4 novembre 1926 par la Princesse Marie Bonaparte qui sauva Sigmund Freud en payant sa rançon aux Nazis.
Contrôle individuel
Je suis contrôlé par un analyste d'orientation lacanienne qui fut d'ailleurs en analyse avec Jacques Lacan à qui je m'adresse comme à un maître au sens socratique du terme.
Le tout sous l'égide de l'Ecole de la Cause Freudienne (ECF) qui est une association loi de 1901 reconnue d'utilité publique.
Dans l'Acte de fondation de l'Ecole Freudienne de Paris, en 1964, Lacan a cette formule : « Le contrôle s'impose ».
« Ce qui ne se dit pas se répète ; ce qui se comprend se transforme. »
Le cabinet réunit deux praticiens formés aux pratiques hospitalières et engagés dans une approche intégrative : la psychanalyse, les thérapies cognitivo-comportementales, l'EMDR et la neuropsychologie se conjuguent selon ce que chaque situation demande, sans grille appliquée d'avance.
Le cadre a été pensé comme un lieu de calme, sobre, silencieux et protégé, où la parole et l'évaluation clinique peuvent se déployer sans hâte. Une même exigence diagnostique et la même attention portée à la singularité de chaque histoire animent le travail mené ici, en cabinet comme en téléconsultation.
Cette exigence s'appuie sur une supervision continue : un contrôle individuel d'orientation analytique, une supervision collective avec des psychanalystes de la Société Psychanalytique de Paris, une accréditation et un suivi EMDR France (adulte et infanto-juvénile), ainsi qu'une pratique TCC de 3ᵉ génération adossée à un réseau francophone de cliniciens et chercheurs.
Supervisions
Côté psychanalyse, je travaille avec Luis Solano, psychiatre parisien et surtout psychanalyste analysé par Jacques Lacan, que l’on retrouve cité par endroits dans ses séminaires …
Formé à l’EMDR pour adulte et enfants pour l’accréditation Française et Européenne. Je pratique depuis plusieurs années. Je suis supervisé par l’actuel Président d’EMDR France pour ma pratique d’EMDR adulte (Léonard Amétépé, psychiatre et superviseur EMDR-Europe), et pour ma pratique d’EMDR infanto-juvénile (Michel Sylvestre, Docteur en psychologie, formateur superviseur et membre des commissions enfants & adolescents France et Europe, ancien Pdt d’EMDR France).
Côté TCC, je travaille principalement avec l’Institut francophone et de recherche en thérapies comportementales et cognitives et je suis membre (adhésion 2026) de RF-TCD : Réseau Francophone (clinicien.ne.s et des chercher.e.s français, suisses, belges et canadiens) de Thérapie Comportementale Dialectique transdiagnostique (TCC 3ème génération).
Le cabinet de Paris 16
Le centre médical du seizième arrondissement a accueilli une part du travail mené ces dernières années : consultations individuelles, thérapies de couple et de famille, dans un cadre spacieux et silencieux.
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Réservation en ligne, 7 jours sur 7, en cabinet ou en téléconsultation.
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Le lieu de consultation se choisit au moment de la réservation.
Le cabinet
Le cabinet de Paris 16
Un cadre spacieux, dans un centre médical du seizième arrondissement, où se sont menés des accompagnements individuels, de couple et de famille.
Un accompagnement au long cours
Voir le témoignageBilans
Des bilans diagnostiques complets
Évaluations cliniques, psychologiques, psychométriques et neuropsychologiques. Ces différents regards ne disent pas la même chose et c'est précisément ce qui les rend utiles : l'entretien clinique fait entendre ce qui se joue, les épreuves étalonnées situent le fonctionnement par rapport à une norme, l'anamnèse replace le tout dans une histoire. Une conclusion n'est retenue que lorsque ces angles convergent, et ce qui ne converge pas est signalé plutôt que lissé. C'est cette analyse croisée qui donne des bilans fiables, robustes, et tenables face à la contradiction.
Consultation préliminaire à tout bilan
Tout bilan commence par un rendez-vous de 45 minutes, avec les premiers sous-tests et, si elle est utile, une lettre d'adressage. C'est ce temps qui détermine le bilan qui convient : psychologique, traumatique, de QI (WISC, WAIS, WPPSI) ou neuropsychologique (TND, TDAH, TSA, dyscalculie).
Bilans psychologiques
Une évaluation globale du fonctionnement psychique, adaptée à l'âge : ce qui se joue sur le plan émotionnel, relationnel et cognitif, croisé avec l'histoire de la personne.
Bilan trauma
Évaluation psychotraumatique expertale de deux heures. Quand un état psychique doit être opposé à un tiers, devant une juridiction, un assureur ou une administration, le constat clinique ne suffit pas : il faut qu'il tienne face à la contradiction. Ce bilan est construit dans cette perspective, et il apporte trois preuves distinctes.
Le témoignage d'une patiente
Onze minutes d'entretien pour répondre à la question que beaucoup se posent avant de venir : à quoi ça ressemble, concrètement, et à quoi ça sert.
Cette patiente est sortie d'une relation sous emprise. Elle est venue avec un doute qu'elle formule elle-même : est-ce que j'ai vraiment été traumatisée, ou est-ce que j'exagère ? Elle décrit le déroulé du bilan, un entretien clinique où elle a raconté son vécu en détail, puis des questionnaires étalonnés, une partie au cabinet et une partie chez elle depuis son téléphone.
Ce qu'elle retient de la lecture du rapport tient en une phrase : le doute est tombé, et la culpabilité avec lui. Elle raconte ensuite la suite du travail, les séances d'EMDR, et ce qui a changé dans son rapport à cette relation.
Voir le témoignagePourquoi deux classifications et non une seule
Le diagnostic psychiatrique s'appuie sur deux ouvrages de référence, et non sur un seul. La CIM-11 est la Classification internationale des maladies de l'Organisation mondiale de la santé, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 : c'est la référence officielle en France et celle que retiennent les administrations. Le DSM-5-TR est le manuel diagnostique et statistique de l'Association américaine de psychiatrie, paru en 2022 : c'est la référence de la littérature scientifique internationale et des travaux d'expertise.
Leurs critères du trouble de stress post-traumatique ne se superposent pas. La CIM-11 retient une définition resserrée autour de trois ensembles : la reviviscence de l'événement au présent, l'évitement de ce qui le rappelle, et un sentiment de menace actuelle qui persiste. Le DSM-5-TR retient quatre ensembles et y ajoute les altérations négatives des cognitions et de l'humeur. Une même personne peut donc remplir les critères de l'un sans remplir entièrement ceux de l'autre.
C'est là que se joue la solidité du rapport. Une conclusion adossée à une seule classification prête le flanc à l'objection la plus simple qui soit, celle qui consiste à répondre que le diagnostic n'est pas retenu dans l'autre référentiel. Documenter les deux ferme cette porte. Ce sont les deux premières preuves.
La troisième preuve : l'origine des troubles
Établir qu'une personne présente tel état ne suffit pas sur le plan juridique. Ce qui est retenu, et le cas échéant réparé, ce n'est pas l'état lui-même mais la part de cet état imputable au fait invoqué. L'évaluation doit donc séparer ce qui découle de l'événement de ce qui relève d'un état antérieur ou d'une autre cause.
Le bilan reconstitue pour cela une chronologie : le fonctionnement de la personne avant les faits, la date d'apparition des symptômes, leur cohérence avec la nature de l'événement, leur évolution depuis. Le contenu des reviviscences est décrit avec précision, car c'est souvent là que le rattachement se démontre le plus clairement : ce qui fait irruption renvoie à la scène elle-même, dans ses détails sensoriels propres.
Sur ce point, le rapport ne conclut jamais au-delà de ce que la clinique autorise. Distinguer ce qui est établi, ce qui est probable et ce qui reste indéterminé rend le document plus difficile à contester, pas moins.
Ce que contient le rapport
L'anamnèse, le déroulé des faits tel que la personne le rapporte, la sémiologie relevée, les résultats des instruments étalonnés utilisés, la discussion des critères de chacune des deux classifications, puis la discussion de l'imputabilité. Le document est daté, signé, et rédigé pour être lu par un magistrat, un avocat ou un médecin expert autant que par la personne elle-même.
Sources : CIM-11, Organisation mondiale de la santé, chapitre 6B40 ; DSM-5-TR, American Psychiatric Association, 2022 ; principes d'imputabilité en réparation du dommage corporel.
Bilan TDAH
Évaluation de l'attention et du fonctionnement exécutif, chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte, avec une vigilance particulière aux diagnostics erronés (anxiété, trauma, immaturité) souvent confondus avec un vrai TDAH.
Bilan TSA
Repérage et compréhension des particularités du spectre autistique, à tout âge.
Bilan HPI
Évaluation du haut potentiel intellectuel et de son retentissement affectif et scolaire.
Bilan des troubles des acquisitions logicomathématiques (dyscalculie)
Ce bilan explore la construction du nombre et le raisonnement logique. Il est indiqué quand un enfant bute durablement en mathématiques alors qu'il avance normalement ailleurs, et il permet de dire s'il s'agit d'une dyscalculie, c'est-à-dire d'un trouble spécifique des apprentissages touchant le calcul.
Ce qu'est la dyscalculie
La dyscalculie est une difficulté durable à construire le nombre et à calculer, chez un enfant dont l'intelligence est dans la norme et qui suit une scolarité ordinaire. Les estimations situent sa fréquence autour de 3 à 7 % des enfants d'âge scolaire, garçons et filles concernés de la même façon. Le DSM-5 la classe parmi les troubles spécifiques des apprentissages, avec déficit du calcul.
Les signes qui alertent
- Le sens du nombre : estimer une quantité d'un coup d'œil, comparer deux nombres, placer un nombre sur une ligne graduée restent laborieux.
- Le transcodage : lire, écrire ou dicter les nombres donne lieu à des inversions, 56 pour 65 par exemple.
- Le calcul : l'enfant compte encore sur ses doigts quand les autres récupèrent le résultat de mémoire, les tables ne s'automatisent pas.
- Les problèmes : l'énoncé est compris, mais l'opération à choisir ne l'est pas.
- Le quotidien : lire l'heure, rendre la monnaie, se repérer dans un emploi du temps ou sur un plan.
Comment se déroule le bilan
Il commence par un entretien d'anamnèse avec l'enfant et ses parents, puis, dans la grande majorité des cas, par une évaluation intellectuelle. On peut s'en passer, mais c'est rare et ce n'est pas ce qui est privilégié ici : sans elle, un enfant à haut potentiel qui plafonne en calcul peut sembler dans la norme, et un enfant en difficulté globale peut être étiqueté à tort « dyscalculique ».
Viennent ensuite les épreuves étalonnées, choisies selon l'âge, qui explorent le nombre, le transcodage, le calcul mental et posé, la mémorisation des faits arithmétiques, la résolution de problèmes et le raisonnement logique (conservations, sériations, classifications). Les épreuves utilisées au cabinet sont celles de la BLM 2, batterie étalonnée d'évaluation logico-mathématique.
L'attention, la mémoire de travail et les fonctions exécutives sont explorées dans le même mouvement, car près de quatre enfants sur dix présentent plusieurs troubles associés, TDAH ou dyslexie notamment. Le bilan se termine par la cotation, un entretien de restitution et un compte rendu écrit.
À quoi il sert
À nommer précisément la difficulté plutôt que de la mettre sur le compte du manque de travail, à obtenir des aménagements scolaires adaptés, à orienter vers la rééducation qui convient, orthophonie ou remédiation cognitive, et à constituer un dossier MDPH quand la situation le justifie.
Sources : Inserm, dossier « Troubles spécifiques des apprentissages » ; critères DSM-5.
Neuropsychologie
Le bilan neuropsychologique
Cette partie du cabinet est conduite par Sabrina Chmura, psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie.
Sabrina Chmura
Psychologue clinicienne, spécialisée en neuropsychologie
Diplômée de l'université Paris V en 2005 (DESS de psychologie clinique et pathologique, spécialisation en neuropsychologie), je développe mon expertise depuis plus de vingt ans, à l'hôpital et en libéral, auprès de particuliers ainsi que d'enfants et d'adultes pris en charge par l'ASE : évaluations intellectuelles, cognitives et logico-mathématiques, remédiations cognitives.
Ancienne neuropsychologue de l'équipe INSERM à l'Institut Gustave Roussy, attachée de l'AP-HP, neuropsychologue au SESSAD l'Essor.
Qu'est-ce qu'un bilan neuropsychologique ?
Le psychologue clinicien spécialisé en neuropsychologie réalise une évaluation neuropsychologique au moyen d'entretiens, de questionnaires et d'outils psychométriques.
Le bilan explore :
- Le raisonnement et l'efficience intellectuelle (test de QI)
- Le langage
- La mémoire
- L'attention
- Les fonctions exécutives
- La sphère visuo-spatiale
- Les émotions
À qui s'adresse un bilan neuropsychologique ?
Le cabinet accueille des enfants, des adolescents et des adultes chez qui on observe un décalage avec leurs pairs ou au niveau scolaire. Il peut s'agir de questionnements concernant :
- Des troubles spécifiques des apprentissages (difficultés scolaires non étiquetées, dysphasie, dyspraxie, TDAH…)
- Des antécédents neurologiques (épilepsie, tumeur cérébrale, AVC, traumatisme crânien, maladie génétique…)
- Des troubles émotionnels et comportementaux (anxiété, opposition…)
- Un haut potentiel ou une déficience intellectuelle
- Un TSA (autisme)
Comment se déroule un bilan neuropsychologique ?
Le bilan se déroule en plusieurs étapes, en général sur une ou deux demi-journées.
Un entretien d'anamnèse préalable permet de recueillir l'histoire et les antécédents du patient. Il cible notamment les éléments entraînant des gênes dans la vie quotidienne (école, amis, famille, travail, société…). Ces descriptions permettent d'affiner les hypothèses diagnostiques et d'adapter le bilan.
Des tests standardisés et des questionnaires mettent en lumière de manière objective le profil cognitif. Par exemple : WISC-V, WAIS, NEPSY-II, Conners, ADI-R.
La cotation, l'interprétation des résultats, l'entretien de restitution et la rédaction d'un compte rendu écrit expliquent l'ensemble des résultats observés.
En quoi consiste la remédiation cognitive ?
Suivi personnalisé pour stimuler les fonctions cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, fonctions visuoconstructives…) dans une dynamique croisée entre exercices de stimulation spécifique, métacognition et jeux de société. Les séances pour les enfants se font en présence des parents, pour leur permettre de continuer le travail au quotidien.
Différents suivis peuvent vous être proposés :
- Le programme de remédiation COGMED de la mémoire de travail
- Des séances de suivi ciblé, en fonction des troubles cognitifs mis en avant lors du bilan, avec une approche dynamique et croisée :
- support informatisé (HappyNeuron…)
- jeux de société ciblés
- métacognition
- guidance parentale
Prise en charge du bilan neuropsychologique
La sécurité sociale ne rembourse pas les frais de consultation des psychologues libéraux, mais certaines complémentaires santé les prennent en charge partiellement, ou encore via une aide de la MDPH.
Une prescription médicale n'est pas nécessaire.
Pourquoi faire un bilan recherchant un TDAH à l'âge adulte ?
Vous avez du mal à vous concentrer, à vous organiser, à terminer ce que vous commencez ou à gérer votre quotidien malgré vos efforts ?
Un TDAH peut parfois passer inaperçu pendant des années, notamment lorsque l'on a développé de nombreuses stratégies de compensation, ou que l'on a des ressources suffisantes pour compenser. Il est d'ailleurs très important de commencer par une évaluation intellectuelle, pour voir les ressources de base du patient.
Faire un bilan à l'âge adulte, c'est avant tout comprendre pourquoi certaines situations vous demandent autant d'efforts. Le bilan neuropsychologique va permettre d'explorer les différentes fonctions cognitives, notamment attentionnelles, et de mettre en avant vos points forts et vos points faibles.
Il permet d'objectiver votre fonctionnement cognitif, d'éclairer vos difficultés et de rechercher d'autres facteurs pouvant les expliquer ou les aggraver.
Mettre des mots sur son fonctionnement, c'est mieux se comprendre, sortir de la culpabilité et identifier les stratégies adaptées pour le quotidien. Cela permet aussi de sortir du masking, qui peut engendrer notamment des troubles anxieux.
Après le bilan
Ces trois temps ne sont pas des bilans. Ils prolongent le travail une fois l'évaluation faite.
Restitution clinique
Un temps dédié pour expliquer les résultats et construire les étapes suivantes ensemble.
Suivi de bilan
Accompagnement dans la durée pour mettre en œuvre les préconisations du bilan.
Remédiation cognitive
Suivi personnalisé pour stimuler les fonctions cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, fonctions visuoconstructives…) dans une dynamique croisée entre exercices de stimulation spécifique, métacognition et jeux de société. Les séances pour les enfants se font en présence des parents, pour leur permettre de continuer le travail au quotidien.
Pourquoi le test de QI est essentiel dans un bilan neuropsychologique
Un bilan neuropsychologique, c'est un entretien d'anamnèse, des questionnaires et des tests étalonnés. Il est primordial de commencer l'évaluation psychotechnique par une évaluation intellectuelle, afin de connaître le fonctionnement de base du patient. Sans cela, on peut avoir des faux positifs ou des faux négatifs.
Prenez par exemple le cas d'un patient au fonctionnement à haut potentiel, donc avec un QI très élevé : si ses tests attentionnels sont à peine dans la moyenne basse, on va tout de même parler de troubles de l'attention, alors qu'en ne faisant que les tests attentionnels on aurait conclu à des capacités dans la norme. À l'inverse, faire des tests de l'attention chez un enfant qui présente un déficit intellectuel reviendrait à parler de troubles spécifiques, alors que le déficit est global.
Faire un bilan
Tout commence par une consultation préliminaire de 45 minutes.
Pédopsychologie
Accompagner l'enfant et l'adolescent
Un espace pour grandir, comprendre ce qui se joue, et retrouver de l'appui, pour l'enfant comme pour ses parents.
Émotions, colères et opposition
Comprendre et apaiser les colères, l'opposition et les débordements émotionnels.
École, apprentissages et refus scolaire
Soutien face aux difficultés scolaires, à l'orientation et au refus d'aller en classe.
TDAH, attention et hyperactivité
Repérage rigoureux des vrais et faux TDAH. De nombreux diagnostics posés à tort masquent en réalité anxiété, trauma ou immaturité développementale.
Anxiété, peurs et TOC
Aborder les peurs, l'anxiété généralisée et les troubles obsessionnels.
Sommeil et autonomie
Troubles du sommeil et acquisition de l'autonomie au quotidien.
Relations, harcèlement et isolement
Travailler les relations avec les pairs, le harcèlement et le repli sur soi.
TSA et développement
Accompagnement du développement et des particularités du spectre autistique.
Propreté, énurésie, encoprésie et alimentation
Prise en charge de la propreté, l'énurésie, l'encoprésie et des difficultés alimentaires.
Séparation parentale
Accompagner l'enfant lors d'une séparation vécue sans conflit majeur entre les parents : l'aider à traverser le changement, à trouver ses repères dans une nouvelle organisation familiale, en lien avec les deux parents.
Lorsque la séparation s'inscrit dans un conflit installé et que l'enfant en vient à rejeter un parent devenu « l'ennemi ». Un travail nourri par la recherche universitaire sur l'aliénation parentale, mené en coordination avec les professionnels concernés, pour restaurer progressivement le lien. Dans les situations les plus sévères, un accompagnement intensif ponctuel peut être envisagé. En 2025, un premier séjour thérapeutique résidentiel parent-enfant a été organisé ; de nouvelles sessions sont prévues.
Le séjour thérapeutique parent-enfant ↗ · Aliénation parentale déjouée, décision de justice ↗ · Le réseau d'entraide entre parents ↗
Travaux de référence : thèse Goudard (2008) ↗ · thèse Si Mohamed (2016) ↗
Témoignage
Voir le témoignageTémoignage écrit
« Mes enfants me sont revenus »
Bonjour, Je vous témoigne de l’évolution et de l’amélioration de mes relations avec mes trois aînés (une fille de 25 ans, un fils de 21 ans et une fille de 19 ans) en cette rentrée scolaire après l’amélioration spectaculaire avec la benjamine (12 ans) depuis le printemps dernier comme vous savez. La voici en photo dans votre cabinet lorsqu’elle est revenue quelques semaines après. Vous pouvez publier mon témoignage présent à la suite de mon interview. Je vous apporterai la feuille des droits lors de notre prochaine séance en présentiel. Vous aviez prévu six mois pour qu’ils me reviennent. Trois auront suffi. Nous vous en remercions du fond du cœur.
Après la séparation il y a un peu moins de 3 ans, mes relations avec mes 3 grands se sont détériorées au point que depuis 8 mois nous ne nous sommes quasiment plus revus ni donnés de nouvelles, eux m’excluant de leur vie et vivant avec leur père. 2 ans ½ de violents conflits incessants et systématiques, d’attaques très virulentes et agressives de leur part, chacun à sa façon, de mensonges, de provocations et manques de respect, d’union et de solidarité dans la fratrie pour faire bloc contre leur mère, de départs en claquant la porte sans se retourner, ni revenir, de rivalités de la part des filles par rapport à mon rôle de mère avec leur petite sœur, de fuites et d’évitements de contacts et échanges avec moi, de rarissimes visites chronométrées lorsqu’elles finissaient par se concrétiser après de nombreuses propositions et relances de ma part. Derrière ces quelques mots, se cache mon abîme passé, ma descente aux enfers, mon calvaire, ma dépression, ma future hospitalisation prévue au début de cet été durant les vacances ... Aujourd’hui, je suis à l’aube d’un nouveau jour qui dépasse mes rêves les plus audacieux il y a encore six mois. Depuis avril, ma rencontre avec vous Max, mon psy à qui j’adresse ce témoignage pour donner suite à l’interview faite au printemps dernier, il m’aura fallu cette intense cure psychothérapeutique. Plusieurs heures par semaine pour me remettre sur pieds, écarter mon hospitalisation, et surtout me faire évoluer de manière si inespérée !
En premier lieu, accepter de changer mes thérapeutes et m’en remettre à vous qui m’avez donné confiance en prenant les choses en main. Adieu kinésiologue, acupuncteur, thérapeute de la restauration somato-psychique, hypnothérapeute, faux psychothérapeute que je croyais me soigner depuis des années (j’ai bien appris depuis la différence avec un vrai ‘psychothérapeute’, titre réglementé pour un professionnel de santé déjà psy à la base, et un ‘praticien en psychothérapie’ particulier autoproclamé …). Après les avoir contactés, vous m’avez petit à petit convaincue du bénéfice d’une toute petite équipe coordonnée autour de moi. Ont ainsi été éliminés ces faux soignants non reconnus par l’ARS à qui j’en veux un peu, ainsi qu’un ostéopathe. Et a été gardée Marie mon infirmière psy en CMP qui me suit depuis un peu moins de deux ans et échange régulièrement avec vous. Et après plusieurs essais, j’ai finalement changé de psychiatre tenant rigueur à Jean-Claude qui ne me prescrivait pas ce qu’il fallait comme vous l’avez vu immédiatement, et préféré Joël qui vous a écouté et se coordonne avec vous pour me soigner. Et pour être exhaustive, il y a votre collègue infirmière psy, qui est intervenue aussi, mais principalement avec ma benjamine pour l’amener à renouer nos liens d’amour comme dit dans mon interview il y a trois mois. Être très bien prise en main et bénéficier des bons médicaments adaptés pour moi a changé ma vie. Vous m’avez répété que vous ne lâcheriez jamais ma main symbolique dans la vôtre. J’ai mis plusieurs mois à comprendre ce que cela voulait vraiment dire. Des centaines d’échanges WhatsApp, des demandes de séances urgentes où vous répondiez présent, même parfois tard ou le weekend, votre continuité de soins et présence constante à distance, même lors de vos congés, m’ont permis de tenir sans lâcher. Et puis Joël, puis Marie, m’ont dit ce que vous sembliez être le seul au début à croire et pour lequel vous vous êtes tant battu, à savoir que mon hospitalisation n’était plus à l’ordre du jour, et c’est là que j’ai vraiment compris cette histoire de main symbolique si réelle alors que je n’ai jamais touché la vôtre !
Il m’a fallu régler toutes ces séances durant des mois mais à y réfléchir, c’est bien moins comparé à ce que demandent des avocats pour généralement dans ma situation être lents avec de piètres résultats ... Il a fallu que je travaille beaucoup à mon analyse, que je change beaucoup de choses de mon quotidien pour m’accrocher à ma thérapie et votre coaching, pour me rendre attractive auprès de chacun de mes enfants que j’avais fini par considérer comme des ennemis ! Ce fut ô combien difficile de rester dans le silence à essayer de me comporter autrement que par réactivité avec eux, en différant mes rares réponses qui, adaptées par vous, ne me ressemblaient plus. Oser me montrer malade pour qu’ils « ne tirent pas sur l’ambulance » comme vous aimez à le dire. Envoyer le message à mon pire ennemi, mon ex, que j’allais très mal et me faisais soigner. Accepter et même amplifier l’éloignement de mes enfants pour mieux les retrouver en vous faisant confiance. Ne plus communiquer avec eux et mon ex sans passer par vous fut éprouvant. Lâcher prise pour suivre vos conseils parfois inverses que ce que je lisais dans les livres ou groupes de victimes comme moi, comme rester 3 semaines avant de répondre aux rares messages de mes enfants et refuser de les voir alors qu’ils commençaient miraculeusement à me réécrire pour nous revoir avant cet été. Et toutes ces choses pour moi si contre intuitives. Comme traiter très différemment chacun de mes enfants pour suivre une tactique sur mesure différente pour chacun d’eux, qui plus est à distance sans que vous ne les ayez jamais rencontrés. Oui ce fut éprouvant et vous m’en avez fait avaler des couleuvres pour évoluer !
Voici un petit retour chronologique sur les faits marquant ce début de renouveau :
1. Mon aînée C’est celle qui a pu me dire qu’elle ne s’était jamais sentie aussi libre de retourner vivre chez son père que "depuis que tu es partie" ! 12 juillet dernier : Nous avons fait une journée randonnée et pique-nique dans les Alpes mancelles et pour la 1ère fois depuis des années, aucune dispute, aucun heurt, cela s’est si bien passé. Six jours après, nous avons enchaîné par une soirée restaurant cinéma qui s’est déroulée à merveille. Vous m’avez comme toujours abondamment coachée pour être au mieux et j’avais choisi un excellent restaurant où nous nous sommes régalées et où elle a pu se faire plaisir en tant que végétarienne. Quels changements par rapport à toutes ces fois acides où cible de son déversement d’attaques virulentes et de son chantage au départ pour confisquer ma parole, je finissais seule en larmes à ramasser à la petite cuillère ! Et pourtant, c’est celle qui est restée le plus en lien avec moi pendant cette période trouble et difficile, malgré des contacts fortement toxiques et douloureux pour toutes deux.
2. Mon fils C’est mon enfant le plus secret, taiseux, à si rarement répondre à mes messages, qui a un langage non verbal très fort à la place. Par exemple, faire semblant de dormir pour fuir tout contact et échange, partir sans un mot en claquant la porte et sans se retourner, mais aussi lorsqu’il est prêt à recevoir mon amour, il ouvre grand ses bras pour me prendre dans une longue étreinte. Le seul des trois qui a essayé de revenir vivre avec moi par toutes petites périodes chronométrées. Le 6 juillet dernier, il est arrivé pour une fois à l’heure avec sa petite amie pour déjeuner chez moi. Il m’avait demandé de cuisiner mes lasagnes et tarte tatin de son enfance et nous avons même cuisiné ensemble. Ce fut un excellent moment de partage, même si peu de mots échangés, autour de la cuisine et des JO aussi, ce qui a mis de la légèreté. Il est parti pour la 1ère fois en se retournant et en m’envoyant des baisers ! Le 19 août dernier, rencontré à l’improviste la veille, il a accepté de nous conduire à la gare, sa petite sœur et moi, pour notre départ en vacances en Italie. Le 30 août dernier, pour notre retour tardif d’Italie, il nous a attendu chez moi et a cuisiné avec sa petite amie un dîner pour nous régaler tous les 6 ! Car oui il m’a fait la surprise d’aller chercher sa sœur cadette afin que nous soyons tous réunis pour la 1ère fois cette année (j’avais en effet invité aussi ses sœurs et ma cadette n’avait pas répondu). Enfin, il répond désormais à mes messages !
3. Ma fille cadette C’est celle avec qui la relation est la plus distendue, et ce depuis la naissance de sa petite sœur qu’elle a mal vécue étant jalouse d’elle, et celle qui est la plus dure et insensible avec moi (elle a pu me dire qu’elle ne m’aimait pas, qu’elle était plus à l’aise avec la sœur aînée de son père), elle peut être très insolente et provocante. C’est celle la plus proche de son père (elle veut faire le même métier que lui), celle que j’ai le moins vue en tête à tête à partager des moments sympas et qui venait systématiquement faire obstruction entre sa petite sœur et moi à s’interposer, à provoquer des conflits en lançant des attaques (par exemple en critiquant le poids de sa sœur – qui est tout sauf grosse ! – pour attaquer ma façon de la nourrir). Le 9 août dernier, elle m’a invitée à faire de l’escalade, un de mes sports préférés, dans une nouvelle salle et j’ai pris un plaisir fou à grimper, à me faire assurer par ma fille et à l’assurer en retour ! C’était le 1er moment d’activité seule avec elle depuis 2 ans ! Je ne me souviens même plus la dernière fois tant c’est très loin, elle ayant toujours refusé de libérer du temps avec moi …
Cette soirée surprise fut magique entourée de tous mes enfants ! Voici une photo qui pour moi est à pleurer de joie. Pour la 1ère fois depuis 3 ans, grâce à votre rencontre, je n’étais pas stressée à leurs contacts alors que j’avais fini par en avoir une peur bleue. Là j’étais parfaitement détendue et ce fut très joyeux ! Après le repas, nous avons montré nos photos d’Italie et offert nos cadeaux. Les filles m’ont aidée spontanément à faire la vaisselle, là où par le passé cela pouvait être un sujet de dispute et de refus de leur part. Et tous sont repartis en se retournant pour me faire un dernier au revoir. C’est comme si mes enfants s’autorisaient à présent à me montrer leur amour.
Je reviens de si loin. Rien n’est jamais acquis, la vie me l’a enseigné. Il va me falloir encore quelques mois de votre prise en charge avant de réduire les médicaments qui me soulagent et les séances qui me guérissent et je dois retrouver un travail et j’espère vous écrire à nouveau de si bonnes nouvelles en début d’année prochaine. N’étant plus trop la même après ma cure, ou comme vous dites parfois je fais au mieux avec ce que je suis, j’ai à présent espoir du meilleur en ma résilience à venir grâce à votre accompagnement qui me porte et m’oblige.
Vous m’avez dit une fois que vous tentez d’être votre psy rêvé si vous étiez votre patient. Pour moi vous l’êtes. Si attentionné et impliqué avec votre écoute perspicace pour me découvrir à moi-même, et votre investissement constant à tous les niveaux malgré mes difficultés, vous m’avez remise sur pieds, mise au travail, et permis de sauver ma famille de manière inespérée.
Prévention et épanouissement de l'enfant
Un suivi préventif pour soutenir le développement et l'épanouissement de l'enfant.
Pour votre enfant
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Thérapies
Pour les adultes, les couples et les familles
Des approches conjuguées selon la demande, dans un cadre confidentiel et sans jugement.
Psychanalyse
Un travail sur la parole et l'inconscient, dans la durée, nourri d'une pratique continue de supervision et de contrôle analytique.
Psychothérapie et TCC
Une approche structurée pour agir sur les pensées, les comportements et la régulation des émotions, dans l'anxiété, les phobies, les TOC, la dépression ou l'épuisement.
Thérapie conjugale de couple
Une approche intégrative (EFT, Gottman, Imago, TCC) pour retisser la communication, comprendre le conflit et se retrouver, ou se quitter en paix.
La thérapie de couple est un processus thérapeutique qui vise à aider les partenaires à améliorer leur relation, à résoudre des conflits et à renforcer leur communication. Cela peut inclure des discussions sur des problèmes spécifiques, des exercices de communication et des stratégies pour mieux comprendre les besoins et les émotions de l'autre.
Entamer seul une thérapie pour avancer à deux ?
Si votre partenaire ne souhaite pas s’engager avec vous, n’hésitez pas à consulter de votre côté afin de discuter de vos problèmes de couple et d’y voir plus clair. Mon aide ne peut que vous faire du bien et vous permettre d’explorer et de résoudre ce qui vous entrave. Et qui sait ? En vous voyant aller mieux, la tentation de vous suivre et accepter enfin de vous accompagner !
Ma pratique de la thérapie de couple
Ma thérapie de couple est une avancée structurée au long court, intégrative de multiples courants car celui qui n’a qu’un marteau voit tout comme un clou … Elle est centrée sur les émotions (EFT) pour renforcer la connexion affective et sécuriser le lien amoureux, avec de nombreuses évaluations (Gottman sur les comportements prédictifs de divorce, analyses des modes d’attachements, d’empathies …), avec les concepts neuropsychologiques et relationnels (Imago) pour comprendre la mise en tension du couple par l’influence des blessures de l’enfance, avec l’étude des comportements problématiques et des pensées dysfonctionnelles par les TCC (jalousies, conflits de valeurs, comportements blessants, communications carencées, respects oubliés…), avec le décryptage systémique des patterns répétitifs en relations parentales, avec la découverte des projections du passé par l’analytique et la psychodynamique, avec des suggestions d’exercices qui changent tout, et enfin parfois aussi déconstruire des blocages et peurs pour travailler la relation sexuelle.
La thérapie de couple est une vive avancée en douceur très efficace. Aujourd’hui où un enfant sur deux manque de parents maritaux, assurer un tournant de vie est le meilleur des investissements.
Tout comme pour accompagner un deuil il convient d’avoir vécu celui de la perte du parent tant aimé pour être crédible, ou en coaching parental avoir de grands enfants envolés, je ne m’autorise à pratiquer la thérapie conjugale que depuis une douzaine d’années car étudier beaucoup ne suffit pas si le recul de la vie manque …
Pour s’aimer à nouveau au mieux, se quitter ou valider un projet d’union, chaque couple que j’ai aidé s’est toujours félicité d’avoir fait le bon choix : être accompagné pour assurer un avenir détaché des symptômes passés. J’ai même été témoin d’un remariage en 2025 !
Thérapie familiale
La thérapie familiale est une forme de psychothérapie systémique qui implique les membres d'une famille pour améliorer la dynamique familiale et résoudre des conflits. Elle vise à renforcer les relations, à améliorer la communication et à aider chaque membre de la famille à exprimer ses sentiments et ses préoccupations.
Je travaille souvent avec des familles confrontées à des conflits intergénérationnels, des transitions de vie, des deuils entravés, ou des problèmes de santé mentale.
Thérapie du travail
La thérapie du travail, également connue sous le nom de réhabilitation professionnelle, est une approche qui vise à aider les individus à retrouver un emploi ou à améliorer leur situation professionnelle après une période de maladie, de blessure ou de difficultés personnelles. Conseils, formations, valorisations, bilans, évaluations pour développer de nouvelles compétences, ainsi que des stratégies pour gérer le stress et l'anxiété liés au travail.
Thérapie particulièrement bénéfique pour qui se sent perdu dans sa carrière ou qui a besoin de soutien pour se réorienter ou réintégrer le marché du travail, qui éclaire la compréhension des capacités et aspirations profondes, leurs intérêts et les opportunités.
Sexologie
La plupart des demandes viennent d’hommes : une panne qui se répète, une érection qui se dérobe seulement dans certaines situations et parfois avec la femme qui compte le plus, une éjaculation trop rapide ou qui n’arrive plus, un doute sur son corps et sur ce qu’il vaut.
La baisse du désir se travaille aussi, seul ou à deux quand le reproche s’installe dans le couple. Et il y a ceux qui ne ressentent rien : ni plaisir, ni sensation, un corps qui reste muet pendant l’acte, parfois depuis toujours, parfois depuis un moment précis de leur vie.
Le corps va souvent très bien. Ce qui bloque a une histoire, et c’est elle qu’on prend au sérieux, sans exercice à réciter ni rien à justifier.
La thérapie sexuelle est une forme de thérapie qui se concentre sur les problèmes liés à la sexualité et aux relations intimes. Elle peut aborder une variété de sujets, tels que les dysfonctionnements sexuels, les troubles du désir, les difficultés de communication entre partenaires, les effets de traumatismes passés sur la vie sexuelle, les questions d'identité sexuelle, les difficultés relationnelles.
Je travaille avec les individus ou les couples pour explorer leurs préoccupations, améliorer leur compréhension de la sexualité et développer des stratégies pour enrichir leur vie intime. Cette thérapie peut également inclure des exercices pratiques, des discussions sur les attentes et les désirs, ainsi que des conseils sur la santé sexuelle.
Problème sexuel
Si vous souffrez de vaginisme, de dysfonction érectile ou d’autres troubles de votre sexualité, peut-être avez-vous subi un traumatisme dont vous n’êtes pas conscient. Dans ce cas, l’EMDR peut vous être bénéfique. Il s’agit d’une sexothérapie dans le champ des thérapies brèves dont j’ai l’expérience.
Le grand public connaît aujourd’hui l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), soit thérapie de désensibilisation et de retraitement par les mouvements oculaires reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2013. Thérapie par stimulation sensorielle devenue célèbre pour son efficacité dans la prise en charge des stress post-traumatiques liés comme par exemple suite à un accident de la route, 3 ans après, vous avez toujours des angoisses. Le champ d’application de cette technique est très vaste. En synchronisant l’activité des deux hémisphères du cerveau, l’EMDR permet de se reconnecter aux émotions primaires du traumatisme, d’en débloquer la charge émotionnelle, de puiser de nouvelles ressources et donc de digérer cet événement.
Dans le cadre d’une sexothérapie, l’EMDR aide les patients à surmonter le traumatisme à l’origine de leurs difficultés, traumatisme dont ils n’ont le plus souvent même pas conscience. Il peut s’agir d’abus dans la petite enfance, d’une première fois qui s’est mal passée, de moqueries lors d’une précédente relation, ou d’une simple croyance erronée sur soi-même mais dans tous les cas, si le temps passe, le traumatisme, lui, s’installe, intact et tapi dans les connexions nerveuses de la mémoire ...
Cette thérapie brève, utilisée depuis plusieurs années maintenant, apporte en effet des résultats particulièrement positifs aux troubles sexuels. Au début utilisée pour traiter les agressions sexuelles, le constat a été fait que lors des pannes d’érection, on pouvait souvent assimiler la première panne à un traumatisme.
Un traumatisme, c’est un arrêt sur image. Par la suite, dans des circonstances apparentées, on revit à chaque fois la première panne et le même stress. On ne parvient pas à en faire quelque chose qui reste dans le passé.
Un des patients dira par exemple « cette fois-là, je me suis mis à pleurer tellement c’était horrible… et je ressens un peu la même chose à chaque fois depuis. », ou encore « elle a réagit en disant : que veux-tu que je fasse avec ça ? Pas de bol, je suis tombée sur un impuissant … » Et le patient aura peur à chaque fois de son futur sexuel intime allant jusqu’à manifester de l’angoisse au moment d’avoir une relation sexuelle.
En sus de la séance préliminaire, après parfois une seule séance d’EMDR (ça arrive vraiment !) ou parfois plusieurs (le plus souvent), le problème se résout généralement très bien.
Trauma et EMDR
Thérapie de retraitement des souvenirs traumatiques, reconnue par l'Organisation mondiale de la santé.
EMDR en pratique
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Thérapies comportementales et cognitives
Agir sur ce qui se répète
Une méthode structurée, tournée vers ce qui pose problème aujourd'hui, avec des objectifs posés ensemble et un résultat qu'on vérifie.
« On ne cherche pas à comprendre pour comprendre. On cherche ce qui va changer quelque chose. »
Pratique des TCC de deuxième et de troisième génération, en séance de quarante-cinq minutes ou d'une heure vingt.
Une thérapie comportementale et cognitive part d'un constat simple : certaines manières de penser, de réagir et d'éviter se sont installées au fil du temps, et elles se maintiennent toutes seules. L'anxiété fait éviter, l'évitement soulage sur le moment, et le soulagement renforce l'évitement. C'est cette mécanique qu'on vient défaire.
Le travail s'appuie sur une démarche issue de la méthode expérimentale : on décrit précisément ce qui se passe, on formule une hypothèse, on essaie quelque chose, et on regarde ce que ça donne. Rien n'est laissé à l'impression générale.
C'est une thérapie active. Le thérapeute n'est pas silencieux, et la personne n'attend pas que ça passe. On travaille à deux, avec des objectifs qu'on a écrits noir sur blanc et qu'on relit en cours de route.
Pour quelles difficultés
Les indications reconnues des TCC sont larges. Voici celles qui reviennent le plus souvent au cabinet.
L'anxiété qui déborde
Attaques de panique, anxiété permanente, peur de la peur, ruminations qui tournent la nuit. On apprend à reconnaître le mécanisme et à ne plus l'alimenter.
Les phobies
Transports, avion, conduite, foule, animaux, sang, vomissements. L'exposition se prépare, se gradue, et ne se fait jamais dans la brutalité.
Les TOC
Vérifications, lavages, pensées intrusives, rituels mentaux. Le travail vise à desserrer l'étau entre la pensée qui angoisse et le geste qui rassure.
La dépression
Perte d'élan, dévalorisation, retrait. On remet du mouvement et de l'activité, et on reprend une à une les pensées qui condamnent d'avance.
Le stress et l'épuisement
Charge mentale, tension permanente, difficultés au travail. On agit à la fois sur l'organisation réelle et sur la façon dont elle est vécue.
Les émotions ingérables
Colère qui explose, sensibilité au rejet, impulsivité, sentiment de vide. Le travail porte sur la régulation, pas sur l'effacement des émotions.
Comment se passe une séance
Les premières séances servent à décrire ce qui se passe vraiment : dans quelles situations, avec quelles pensées, quelles sensations, quels comportements, et ce que ça produit ensuite. C'est l'analyse fonctionnelle, et c'est elle qui oriente toute la suite.
On fixe ensuite des objectifs concrets. Pas « aller mieux », mais reprendre le métro, dormir sans vérifier trois fois, dire non sans s'excuser pendant dix minutes.
Entre les séances, il y a souvent quelque chose à observer ou à essayer. Ce n'est pas un devoir à rendre, c'est ce qui fait que le travail continue les six autres jours de la semaine.
Les trois générations
La première génération travaille le comportement : on agit sur ce qui s'est appris, par exposition et par apprentissage de nouvelles réponses.
La deuxième ajoute le cognitif : on examine les pensées automatiques et les croyances qui les portent, et on vérifie si elles tiennent debout.
La troisième déplace encore la question. Plutôt que de lutter contre une pensée pénible, on apprend à la laisser passer sans se laisser emmener, et on avance dans la direction de ce qui compte pour soi. Pleine conscience, thérapie d'acceptation et d'engagement, thérapie des schémas.
Le travail au cabinet s'appuie surtout sur les deux dernières, associées à l'EMDR lorsqu'un événement précis est en cause.
Commencer une TCC
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Trauma et EMDR
Traiter la trace laissée par un événement
L'EMDR est une thérapie de désensibilisation et de retraitement par mouvements oculaires, reconnue par l'Organisation mondiale de la santé dans la prise en charge de l'état de stress post-traumatique.
« Le souvenir revient, mais il ne fait plus le même effet. »
Praticien accrédité, suivi et supervision EMDR France et Europe, pour l'adulte et pour l'enfant.
Un souvenir traumatique reste parfois stocké tel quel, avec les images, les sensations et les pensées du moment. Il suffit alors d'un détail du quotidien pour que tout revienne, intact. Le travail en EMDR consiste à retraiter ce souvenir, par séries de stimulations alternées, jusqu'à ce qu'il perde sa charge et retrouve sa place dans le passé.
Les indications ne se limitent pas aux grands traumatismes. Accident, agression, deuil, harcèlement, séparation brutale, événement médical, humiliation ancienne, phobie installée : tout ce qui laisse une trace vive peut être travaillé.
Le nombre de séances varie selon l'histoire et le nombre d'événements à traiter. Le cadre, lui, ne change pas : on ne touche à un souvenir qu'une fois la sécurité installée, et jamais plus vite que la personne ne peut le supporter.
Ils en parlent
Androniki
Témoignage, travail en EMDR
Travailler un trauma
Un premier rendez-vous permet d'évaluer si l'EMDR est indiqué.
Psychanalyse
Un travail sur la parole et sur ce qui se répète
Une cure ne vise pas à effacer un symptôme au plus vite, mais à comprendre ce qui, dans une histoire, revient toujours à la même place.
« Ce qui ne se dit pas se répète ; ce qui se comprend se transforme. »
Le travail se mène dans la durée, à un rythme régulier, nourri d'une pratique clinique hospitalière, d'un contrôle individuel d'orientation analytique et d'une supervision collective avec des psychanalystes de la Société Psychanalytique de Paris.
Il s'adresse à qui veut aller au fond des choses plutôt que d'aménager la surface : comprendre ce qui se rejoue dans la vie amoureuse, professionnelle ou familiale, et retrouver une marge de manœuvre là où l'on se croyait condamné à répéter.
« Le révisionnisme face au réel »
Article écrit pour le congrès européen PIPOL 9 de l'EuroFédération de Psychanalyse, Bruxelles, 2019.
AUDIO« La parole écoutée »
Enregistrement audio, 30 minutes, sur l'écoute clinique.
Entamer une analyse
Un premier rendez-vous permet de poser la demande.
Page confidentielle
L'argent symbolique
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Bilans psychologiques
Une évaluation du fonctionnement psychique, selon l'âge
Le format et la durée changent selon l'âge et la question posée. Le bilan qui convient est arrêté lors de la consultation préliminaire.
Bilan psychologique global, à partir de 16 ans
Multidimensionnel, approfondi et intégratif : consultation initiale de 2 heures, puis environ 8 à 16 heures d'évaluations cliniques selon un dispositif souple et progressif, analyses croisées et restitution clinique.
Bilan psychologique pour 12 à 16 ans
Le bilan psychologique complet dédié aux 12–16 ans, propose une évaluation intégrative et structurée des dimensions cognitives, émotionnelles et adaptatives. Il permet de distinguer les variations développementales des organisations psychopathologiques, d’objectiver ressources et vulnérabilités, et de formuler des hypothèses diagnostiques étayées (DSM/CIM). Préalable clé pour orienter la thérapie et si besoin les conseils parentaux ou scolaires.
Le déroulé
L'anamnèse (histoire développementale, scolaire, familiale, plainte) aura en général été réalisée lors de la première séance familiale (parent et enfant), et complétée si besoin lors d'échanges ultérieurs avec le parent qui accompagne l'enfant aux séances ou lors d'échanges téléphoniques éventuels si nécessaires.
Un tel bilan se réalise en deux séances longues avec l'enfant. Il est possible de le passer en téléconsultation mais mieux vaut privilégier le présentiel. Il coûte deux consultations type bilan psychologique dans Doctolib (puis une consultation classique éventuelle pour présenter le bilan et répondre aux questions, sinon seul le rapport de 20 à 30 pages est envoyé).
Deux consultations car il n'est pas possible de mobiliser un sujet de cet âge plus longtemps pour répondre à des questions qui mobilisent pleinement l'attention, il ne serait pas suffisamment investi après une grosse heure pour une qualité de réponses suffisamment valides.
D'autre part il faut l'analyse de la première série d'évaluations (cotation, intégration clinique, hypothèses diagnostiques) pour orienter les évaluations suivantes. Comme ensuite éventuellement repasser un test dont les résultats surprennent, éventuellement creuser certains traits (TDAH, TSA), éventuellement faire passer le BIG-5, éventuellement intégrer un dépistage du TDAH et du TSA dans un bilan adolescent, même sans suspicion initiale ceci se justifie cliniquement par la fréquence des formes subcliniques ou compensées, souvent masquées par des tableaux anxieux, dépressifs ou oppositionnels. Ces troubles partagent des symptômes transversaux (inattention, retrait social, rigidité) et présentent une forte comorbidité, exposant à des erreurs d’interprétation. Leur repérage permet d’affiner le diagnostic différentiel, de comprendre l’organisation du fonctionnement et d’éviter des prises en charge inadaptées. Bien que la version longue du Big Five soit étalonnée à partir de 18 ans par exemple, son utilisation à 12 ans peut se justifier dans le cas d'un enfant suffisamment mature dans une perspective clinique non normative. Elle permet d’explorer des tendances de personnalité déjà émergentes, sans interprétation en termes de scores standardisés, mais via une lecture qualitative et contextualisée. Utilisé ainsi, l’outil enrichit la compréhension du fonctionnement de l’adolescent, notamment dans ses modes d’adaptation, ses ressources et ses vulnérabilités.
Évaluations réalisées
On commence par des outils courts, concrets et peu engageants émotionnellement (RSES, RAS) pour installer l’alliance et la confiance, puis on introduit progressivement la dimension cognitive de l’anxiété (IUS) avant d’aborder le cœur psychopathologique avec le RCADS, plus long et exigeant. Les échelles GAD-7 et PHQ-9, brèves et plus directes, sont placées en fin de passation car elles servent de mesure de consolidation et de quantification une fois que l’adolescent est déjà engagé dans le processus.
Échelle d'estime de soi de Rosenberg (RSES Rosenberg Self-Esteem Scale)
👉 court, facile → mise en confiance — Échelle brève de 10 items (durée ≈ 8 minutes), elle mesure le niveau global d’estime de soi, permettant d’identifier une dévalorisation, une fragilité narcissique ou une atteinte de l’image de soi souvent associée à des expériences de rejet ou d’échec scolaire. Elle est adaptée à partir de 12 ans jusqu’à l’âge adulte et n’est pas directement liée aux classifications DSM ou CIM.
Échelle d'affirmation de soi de Rathus (RAS Rathus Assertiveness Schedule)
👉 dynamique, concret → engagement — Questionnaire de 30 items (durée ≈ 15 minutes) évaluant le niveau d’affirmation de soi, les capacités à s’exprimer, à poser des limites et à se défendre dans les interactions sociales. Il permet de repérer des conduites d’inhibition sociale ou de soumission, fréquentes après des situations de harcèlement. Adapté dès 12 ans jusqu’à l’âge adulte, il n’est pas lié directement aux classifications DSM/CIM.
Échelle d'intolérance à l'incertitude (IUS Intolerance of Uncertainty Scale)
👉 lien direct avec anxiété scolaire — Questionnaire de 27 items (durée ≈ 12 minutes) évaluant la difficulté à tolérer l’incertitude, dimension centrale dans les troubles anxieux, notamment dans l’anxiété de performance et les situations d’évaluation (peur de manquer de temps, besoin de contrôle). Il permet de mettre en évidence des mécanismes cognitifs de maintien de l’anxiété. Utilisable à partir de 12 ans jusqu’à l’âge adulte, il n’est pas directement DSM/CIM, mais cliniquement très pertinent.
Échelle d'anxiété et de dépression pour enfants révisée (RCADS Revised Children’s Anxiety and Depression Scale)
👉 cœur du bilan → à faire quand l’ado est encore disponible — Ce questionnaire de 47 items (durée ≈ 15 minutes) permet d’évaluer de manière structurée les symptômes anxieux et dépressifs chez l’enfant et l’adolescent, en lien avec les principales catégories de troubles internalisés (anxiété généralisée, anxiété sociale, phobies, dépression). Il met en évidence l’intensité des manifestations émotionnelles, leur distribution syndromique et leur retentissement fonctionnel. Il est validé pour une tranche d’âge de 8 à 18 ans et présente une compatibilité DSM.
Trouble d'anxiété généralisée (GAD-7 Generalized Anxiety Disorder)
Échelle courte de 7 items (durée ≈ 8 minutes) permettant de dépister et quantifier la sévérité de l’anxiété généralisée (inquiétudes excessives, tension, agitation). Elle offre une mesure rapide et standardisée du niveau anxieux, utile en complément d’une évaluation plus large. Utilisable à partir de 12 ans jusqu’à l’âge adulte, elle est compatible DSM.
Questionnaire de santé du patient (PHQ-9 Patient Health Questionnaire-9)
Questionnaire de 9 items (durée ≈ 10 minutes) évaluant la sévérité des symptômes dépressifs (humeur, anhédonie, fatigue, cognition, idées noires). Il permet d’objectiver un épisode dépressif et d’en apprécier l’intensité clinique. Utilisable dès 12 ans jusqu’à l’âge adulte, il est compatible DSM.
Quotient du spectre autistique (AQ-Adolescent Autism Spectrum Quotient)
Questionnaire de 50 items (durée ≈ 15–20 minutes) évaluant les traits du spectre de l’autisme (communication sociale, rigidité, intérêts restreints, attention aux détails). Il permet de repérer un fonctionnement atypique orientant vers un TSA, sans valeur diagnostique directe. Adapté de 12 à 18 ans, il est indirectement lié au DSM (outil de dépistage, non diagnostique).
Échelle de soutien social perçu (MSPSS Multidimensional Scale of Perceived Social Support)
👉 lien direct avec isolement / harcèlement — Questionnaire de 12 items (durée ≈ 10 minutes) évaluant le soutien social perçu à travers trois sources principales : famille, amis et personnes significatives. Il permet d’objectiver les ressources relationnelles disponibles, d’identifier un éventuel isolement ou un déficit de soutien, et d’apprécier le rôle protecteur de l’environnement social face aux difficultés émotionnelles (anxiété, dépression, vécu de rejet ou de harcèlement). Utilisable à partir de 12 ans jusqu’à l’âge adulte, il n’est pas directement DSM/CIM, mais constitue un indicateur clinique essentiel du contexte relationnel.
Échelle d’impact de l’événement chez l’enfant (CRIES-13 Children’s Revised Impact of Event Scale)
👉 dépistage trauma rapide — Questionnaire de 13 items (durée ≈ 5 minutes) évaluant les symptômes de stress post-traumatique à travers trois dimensions : intrusion, évitement et hyperactivation. Il permet d’objectiver l’impact d’un événement potentiellement traumatique (harcèlement, violence, accident), de repérer des manifestations cliniques parfois peu verbalisées et d’orienter vers une évaluation approfondie si nécessaire. Utilisable de 8 à 18 ans, il ne constitue pas un outil diagnostique DSM/CIM mais un indicateur clinique fiable du retentissement traumatique.
Questionnaire des expériences dissociatives péritraumatiques (PDEQ Peritraumatic Dissociative Experiences Questionnaire)
👉 facteur de risque trauma — Questionnaire d’environ 10 items (durée ≈ 5 minutes) évaluant les réactions dissociatives survenues pendant ou immédiatement après un événement potentiellement traumatique (déréalisation, dépersonnalisation, sidération, altération du temps). Il permet d’identifier un mécanisme psychique de protection associé à un risque accru de développement ultérieur d’un trouble de stress post-traumatique, souvent non repéré spontanément chez l’adolescent. Utilisable à partir de l’adolescence, il n’est pas directement DSM/CIM mais constitue un indicateur clinique clé des processus dissociatifs.
Inventaire des cinq grands facteurs de personnalité (BFI Big Five Inventory – version longue)
👉 lien direct avec fonctionnement global — Questionnaire de 120 items (durée ≈ 30 minutes) évaluant les cinq grands traits de personnalité : ouverture, conscienciosité, extraversion, agréabilité et neuroticisme. Il permet de dégager un profil de fonctionnement global, d’identifier les vulnérabilités émotionnelles (notamment via le neuroticisme), les modalités relationnelles et les styles d’adaptation, sans visée diagnostique mais avec un intérêt clinique descriptif pour comprendre les mécanismes de maintien des difficultés. Utilisable à partir d’environ 16 ans (possible dès 12–13 ans avec prudence) jusqu’à l’âge adulte, il n’est pas directement DSM/CIM.
👉 validité développementale — Cette évaluation est théoriquement validée à partir de 16 ans, âge auquel les traits de personnalité deviennent plus stables et interprétables. Toutefois, chez certains adolescents plus jeunes, notamment lorsqu’ils présentent une maturité cognitive suffisante, une capacité d’introspection et un langage adéquat, son utilisation peut présenter un intérêt clinique. Dans ce cas, les résultats ne doivent pas être interprétés comme des traits structurés, mais comme des tendances de fonctionnement influencées par le contexte actuel (anxiété, trauma, environnement). L’outil devient alors pertinent pour affiner la compréhension clinique, distinguer ce qui relève du réactionnel versus du tempérament, et orienter le travail thérapeutique (régulation émotionnelle, affirmation de soi, exposition), à condition d’une interprétation prudente et contextualisée.
Par où commencer
Tout bilan s'ouvre par une consultation préliminaire de 45 minutes.
En pratique
Tarifs, durées et premier rendez-vous
Tout se réserve en ligne sur Doctolib, sept jours sur sept. Les échanges écrits passent par la messagerie Doctolib.
Le premier rendez-vous
Il dure une heure vingt, que ce soit pour un adulte, un couple, un enfant ou un adolescent, ou pour une consultation à plusieurs. C'est le temps qu'il faut pour entendre la demande sans la bousculer et décider ensemble de la suite.
Au cabinet ou en vidéo
Les deux sont possibles et se choisissent au moment de la réservation. Le cadre reste le même, seule la présence change.
Avant un bilan
On commence par une consultation préliminaire de quarante-cinq minutes. Elle sert à cerner la question posée, à lancer les premiers tests et à rédiger la lettre d'adressage.
Les tarifs
Les honoraires dépendent de la durée de la séance, pas du motif.
| Durée de la séance | Tarif |
|---|---|
| 45 minutes | 98 € |
| 1 heure 20 | 175 € |
| 2 heures et plus, pour les bilans et les expertises | 638 € |
Le détail des conditions est indiqué sur Doctolib au moment de la réservation.
La durée selon le motif
Ce que vous choisissez sur Doctolib au moment de réserver.
Première consultation
- Adulte1 h 20
- Couple1 h 20
- Enfant ou adolescent1 h 20
- Consultation à plusieurs1 h 20
Bilans et évaluations
- Consultation préliminaire à tout bilan45 min
- Bilan trauma, consultation initiale2 h
- Bilan psychologique à partir de 16 ans, consultation initiale2 h
- Bilan psychologique de l'enfant à partir de 12 ans, consultation initiale2 h
Consultation de suivi
- Individuel45 min ou 1 h 20
- Couple1 h 20
- Consultation à plusieurs1 h 20
- Séance EMDR1 h 20
- Séance de psychanalyse45 min
Demande particulière
- Expertise médico-psychologique demandée par un juge, préparation et entraînement3 × 2 h
Les actes en dehors des séances
Un écrit ou une réunion engage un temps de travail et une responsabilité professionnelle.
| Acte | Tarif |
|---|---|
| Rédaction d'un écrit, compte rendu de séance, analyse d'évaluation, courrier ou attestation officielle | 80 € |
| Participation à une réunion de suivi hors du cabinet, en école, en établissement de soin, en structure médico-sociale, éducative ou judiciaire | 175 € |
| Temps de concertation clinique organisé au cabinet, avec ou sans le patient, pour réunir les interlocuteurs concernés | 175 € |
| Document à étudier au-delà de cinq pages | 2 € la page |
Le règlement
Chèques, espèces et cartes bancaires sont acceptés. Le règlement se fait à la fin de la séance.
Le remboursement
La consultation n'est pas remboursée par l'Assurance Maladie et la carte Vitale n'est pas acceptée. Si votre consultation relève tout de même d'une prise en charge, vous adressez vous-même la feuille de soins à votre caisse, qui vous renvoie un décompte à transmettre à votre mutuelle.
Une question avant de venir
La messagerie Doctolib permet d'écrire avant le premier rendez-vous.
Outils psychiques
Des appuis concrets, à garder avec soi
Une thérapie ne se joue pas seulement en séance. Certains outils s'emportent, se pratiquent chez soi et servent les jours où la tension monte.
La respiration en cohérence cardiaque
Respirer lentement, environ six fois par minute, pendant quelques minutes. Le rythme cardiaque se régularise, la tension redescend. C'est le seul des trois outils qui s'utilise seul dès la première fois.
Le lieu sûr
Un endroit intérieur, réel ou imaginé, associé au calme, que l'on installe en séance et que l'on peut ensuite retrouver seul. Sa fonction n'est pas détente : elle est de faire baisser le niveau d'activation.
Il existe une zone d'activation dans laquelle on reste capable de ressentir, de penser et de parler en même temps. Daniel Siegel l'appelle la fenêtre de tolérance. Au-dessus, le système sympathique prend la main : c'est l'hyperactivation, avec l'hypervigilance, l'agitation, la colère qui monte vite, le cœur qui s'emballe et une pensée qui se désorganise. En dessous, c'est le versant parasympathique dorsal qui domine : l'hypoactivation, avec l'engourdissement émotionnel, le vide, le brouillard cognitif, le sentiment d'irréalité et le repli. Dans les deux cas, le travail thérapeutique ne peut plus avoir lieu, pour la même raison : le souvenir n'est plus relié à ce qui permettrait de le mettre à distance.
Le lieu sûr est la ressource qui ramène dans cette zone. On l'installe en séance avec les sensations qui l'accompagnent, pas seulement avec l'image, pour qu'il devienne un repère corporel mobilisable en quelques secondes. On y revient avant d'aborder ce qui fait mal, on y revient dès que l'activation grimpe pendant le retraitement, et on y revient à la fin pour ne pas repartir en état d'alerte. C'est ce qui rend possible d'approcher le trauma sans le rejouer.
Le contenant
Le psychisme sait déjà mettre à l'écart ce qu'il ne peut pas traiter. Le refoulement écarte de la conscience une représentation devenue intolérable, le déni porte plutôt sur la perception de la réalité elle-même. Ces opérations ont en commun de se faire à l'insu du sujet et d'échapper à sa décision. Elles protègent sur le moment, mais ce qui a été mis dehors revient autrement, en cauchemars, en irruptions d'images, en symptômes corporels, en évitements dont la personne ne comprend pas l'origine.
Le contenant reprend cette même fonction de mise à l'écart, mais il la rend délibérée. Le patient choisit ce qu'il dépose, il sait qu'il l'a déposé, et il sait qu'il pourra le reprendre. Rien n'est effacé, rien n'est nié : ce qui est mis à l'abri reste reconnu comme existant, simplement différé. La mise à distance cesse d'être subie pour devenir un acte, et c'est ce déplacement qui compte, bien plus que la forme que prend le contenant, laquelle appartient à chacun.
C'est ce qui permet de refermer proprement une séance, de repartir sans être envahi, et souvent de mieux dormir. À une condition, qui se travaille avec le thérapeute : ce qui est déposé est destiné à être repris. Un contenant dont on ne rouvre jamais le contenu redevient de l'évitement, et le travail s'arrête là.
Le lieu sûr et le contenant s'installent avec le thérapeute avant de pouvoir servir seul. Les décrire ne suffit pas à les transmettre : ils ne deviennent opérants qu'une fois installés en séance, avec les sensations qui vont avec.
Apprendre ces outils
Le lieu sûr et le contenant s'installent en séance.
Bien-être
On n'attend pas d'aller mal pour consulter
Beaucoup de personnes poussent la porte d'un cabinet non pas parce que tout s'effondre, mais parce qu'elles veulent y voir clair, souffler, ou décider plus sereinement. C'est une démarche de prévention, comme on fait un bilan de santé.
Faire le point
Une à trois séances pour poser une situation à voix haute, démêler ce qui pèse et repartir avec des repères concrets. C'est ce que l'on appelle une consultation ponctuelle : pas de diagnostic, pas d'engagement dans la durée.
Stress, charge mentale et sommeil
Deux choses différentes, deux réponses différentes. Pour faire redescendre la tension sur le moment, la respiration en cohérence cardiaque s'apprend en quelques minutes. Pour une insomnie installée, l'approche de référence est la thérapie cognitive et comportementale du sommeil, qui retravaille les horaires, les habitudes et les pensées qui entretiennent les mauvaises nuits.
Confiance en soi et transitions de vie
Nouveau poste, séparation, arrivée d'un enfant, départ des enfants, deuil, retraite, reconversion. Ces passages remuent, même quand ils sont choisis. Un espace pour les traverser sans s'y perdre.
Mieux se connaître
Comprendre ce qui se répète, dans la vie amoureuse, professionnelle ou familiale. Un travail plus long, du côté de la psychanalyse, pour qui veut aller au fond des choses.
Un premier rendez-vous
On regarde ensemble ce qui vous amène et ce que vous en attendez. Rien n'est décidé d'avance.
Un cadre clair
Fréquence, durée, tarif, confidentialité. Vous savez où vous mettez les pieds dès le départ.
On s'arrête quand c'est utile
Quelques séances suffisent parfois. Le but n'est pas de vous garder, c'est que vous alliez mieux.
Prendre soin de sa tête, sans attendre
En cabinet ou en téléconsultation.
Bilans
TDAH : Ritaline ou pas ?
La question n'est pas d'être pour ou contre le médicament. Elle est de savoir si le diagnostic est juste, et si ce qui a été essayé avant l'a été sérieusement. Quand le TDAH est avéré et que les approches non médicamenteuses n'ont pas suffi, le méthylphénidate a sa place et rend de vrais services. Quand le diagnostic a été posé trop vite, il masque autre chose et fait perdre des années.
Qu’est-ce que la Ritaline ?
Le MPH (Ritaline) est un stimulant du système nerveux central. Si vous mettez votre enfant sous Ritaline, c’est comme si vous le mettiez sous amphétamines (qui ont pour effet de stimuler et exciter les adultes, et inversement d’alanguir, assommer, assoupir, calmer les enfants). Sa neurotoxicité est plus faible que d’autres stimulants. Le mécanisme exact de son efficacité dans le TDAH est encore peu élucidé. D’un point de vue pharmacologique, il est considéré comme étant relativement proche des amphétamines.
Le méthylphénidate est principalement commercialisé dans des formes à libération immédiate ou à libération prolongée sous le nom de Ritaline (Rilatine en Belgique et Ritalin au Canada), Equasym XR, Quasym LP, Concerta, Concerta LP, Medikinet, ou encore Focalin (dexméthylphénidate) ainsi que de nombreux génériques. D’autres médicaments à base d’amphétamines, sels mixtes d’amphétamines sont également prescrits dans d’autres pays, notamment en Belgique, au Canada et en Suisse, Adderall, Adderall XR, et/ou la lisdexamfétamine, Elvanse, Vyvanse.
La Ritaline doit être utilisée chez les enfants et les adolescents seulement après échec des traitements sans médicament. La question mérite d’être posée aux parents avant de commencer, et posée franchement, car elle engage plusieurs années de la vie de l’enfant. Un traitement se poursuit en général quatre ans et il est remboursé à 65 %. Quand le trouble peut se résoudre autrement, le travail psychothérapeutique demande quelques mois, à raison d’une à deux séances hebdomadaires non remboursées. Ces deux voies ne s’excluent d’ailleurs pas : elles se combinent souvent.
Tout médicament psy est fait pour vite alléger. Parfois nécessaire pour être en capacité de se soigner, un médicament ne soigne pas, il allège sans aller à la source. Il ne faut pas 50 séances pour trouver la source psychologique de l’hyperactivité et solutionner ça chez un enfant !
Une thérapie d’orientation TCC (Thérapie Comportementale et Cognitive) structurée de 2ᵉ génération et enrichie par des techniques de 3ᵉ génération peut apprendre à contrôler ce trouble (sans identifier la source). L’EMDR est aussi parfois utile pour traiter les conséquences émotionnelles (estime de soi dégradée liée au TDAH, humiliations / rejet social, expériences répétées d’échec scolaire, trauma ou TSPT).
Quand le traitement est justifié
Il existe des enfants pour qui le méthylphénidate a tout changé, et leurs parents le disent sans détour : l'école est redevenue possible, les devoirs ne sont plus une guerre, l'enfant se supporte enfin lui-même. Ces familles n'ont pas eu tort d'accepter le traitement, et il n'y a aucune raison de leur faire sentir le contraire.
Le cadre officiel français est clair et tient les deux bouts. Le méthylphénidate est un traitement de deuxième intention, réservé à l'enfant de plus de six ans, quand les mesures psycho-éducatives, la guidance parentale et les rééducations n'ont pas suffi. Un mois d'essai permet de juger : s'il n'y a pas d'amélioration nette, on arrête. S'il y en a une, la prescription se réévalue régulièrement, avec des fenêtres d'arrêt, souvent pendant les vacances scolaires, pour vérifier qu'elle est toujours nécessaire.
La recherche invite à la même prudence des deux côtés. La revue Cochrane conclut que le méthylphénidate améliore probablement les symptômes du TDAH et le comportement d'ensemble, sans effet indésirable grave démontré sur les périodes étudiées, mais avec des troubles du sommeil et une baisse d'appétit fréquents, et un niveau de preuve que les auteurs jugent faible, les essais étant courts et difficiles à mener en aveugle. Autrement dit : ni un poison, ni une évidence. Un outil, à condition que la cible soit la bonne.
C'est pourquoi le travail du cabinet porte d'abord sur le diagnostic. Le bilan sert à distinguer un TDAH véritable d'un tableau anxieux, traumatique, dépressif, développemental ou d'un trouble du sommeil qui lui ressemble. Quand le TDAH est confirmé et qu'un traitement est en place, la psychothérapie ne s'y oppose pas : elle travaille ce que le médicament ne traite pas, l'estime de soi, les relations, le vécu d'échec, et prépare le moment où la question de l'arrêt se posera.
Sources : recommandations françaises de prescription du méthylphénidate, synthèse VIDAL ; Cochrane Database of Systematic Reviews, revue sur le méthylphénidate chez l'enfant et l'adolescent avec TDAH.
Vignette clinique
Victoire est une adorable petite fille signalée par sa maîtresse comme ayant peut-être un TDAH. C’est ainsi que fut questionné son trouble de l’attention. On l’emmena voir un spécialiste TDAH qui la diagnostiqua TDAH. Grace à de nouvelles directives, les acteurs de l’éducation nationale peuvent signaler, pré-diagnostiquer un TDAH, un spécialiste diagnostique TDAH, puis l’enfant est ainsi placé sous psychostimulant des années sans avoir jamais été vu par aucun vrai psy ...
Au lieu de subir des années de pharmacopée, le problème fut résolu par une pédo-psychothétapie sans aucune prise médicamenteuse.
Suite à venir (en attente d’autorisation)
Erreur de diagnostic
En pratique clinique, le TDAH est souvent confondu avec :
- troubles anxieux,
- dépression,
- trouble borderline,
- trauma / TSPT,
- trouble du sommeil,
- burn-out,
- consommation de substances,
- TSA,
- privation de sommeil,
- haut potentiel avec dysrégulation attentionnelle.
Pour un TDAH réel, on doit retrouver des symptômes avant 12 ans, et dans plusieurs contextes, et avec retentissement fonctionnel durable.
Si les difficultés apparaissent à l’âge adulte, ou après un traumatisme, ou lors d’une dépression, ou dans un contexte de stress : le diagnostic TDAH est généralement posé à tort.
Aujourd’hui, je reçois fréquemment des enfants diagnostiqués TDAH par erreur depuis des années. Par exemple ne pas inclure le Wechsler Intelligence Scale for Children dans l’évaluation d’un enfant suspect de TDAH revient à ignorer une source essentielle d’information permettant de distinguer un véritable trouble attentionnel d’un trouble des apprentissages, d’un haut potentiel ou d’une fragilité cognitive par exemple. Ou encore des bilans qui n’ont pas exploré systématiquement l’histoire de vie et l’éventuelle présence d’un trauma. Ce qui est cliniquement incohérent, car les manifestations traumatiques (hypervigilance, agitation, difficultés attentionnelles) peuvent mimer presque exactement un tableau d’inattention et conduire à une erreur diagnostique.
Les causes fréquentes d’erreurs de diagnostic chez l’enfant
Immaturité développementale (effet d’âge relatif)
Les enfants les plus jeunes d’une classe présentent naturellement moins d’autorégulation, d’attention soutenue et d’inhibition comportementale que leurs camarades plus âgés. Cette immaturité peut être interprétée comme hyperactivité ou inattention alors qu’elle reflète simplement un développement exécutif encore en cours. L’indice clinique est un fonctionnement globalement adapté hors contexte scolaire exigeant, avec une amélioration progressive avec l’âge.
Troubles anxieux
L’anxiété entraîne une hypervigilance et des ruminations qui mobilisent les ressources attentionnelles et donnent l’impression d’un déficit d’attention. L’enfant peut apparaître distrait, agité ou incapable de terminer une tâche, mais le mécanisme principal est l’inquiétude interne plutôt qu’un trouble attentionnel primaire. Les symptômes fluctuent souvent selon les situations anxiogènes et s’accompagnent fréquemment d’évitement, de plaintes somatiques ou de peur de l’évaluation.
Troubles des apprentissages
Lorsqu’une tâche scolaire dépasse les capacités de traitement de l’enfant, celui-ci peut se désengager, se distraire ou devenir agité, ce qui peut être interprété comme un TDAH. L’inattention apparaît surtout dans les activités académiques spécifiques où la compétence déficitaire est sollicitée. L’indice clinique est une attention relativement préservée dans les activités motivantes ou non scolaires, associée à des difficultés scolaires ciblées et persistantes.
Trauma ou stress post-traumatique
Les enfants exposés à des événements traumatiques peuvent développer une hypervigilance, une agitation et des difficultés de concentration qui imitent un tableau de TDAH. L’attention est perturbée par l’activation émotionnelle, les souvenirs intrusifs ou l’anticipation de menaces plutôt que par un déficit exécutif primaire. Les indices cliniques incluent une variabilité importante des symptômes, des troubles du sommeil, une réactivité émotionnelle élevée et un lien temporel avec des événements stressants ou traumatiques.
Un doute sur un diagnostic de TDAH
Un bilan permet de distinguer ce qui relève réellement d’un trouble attentionnel.
Aliénation parentale
Le réseau d’entraide entre parents
Des parents victimes d’aliénation parentale, volontaires pour être contactés et organiser des rencontres. Cliquez sur une pastille pour obtenir le prénom et le téléphone. Pour figurer sur la carte, me contacter.
Fond de carte : OpenStreetMap
Rejoindre le réseau
Pour être ajouté à la carte, me contacter.
Aliénation parentale
Aliénation parentale prouvée et contrecarrée
Exemple en cours d’aliénation parentale déjouée (jaf février 2026)
Une situation d’aliénation parentale
Un premier rendez-vous permet de poser la demande et d’orienter le travail.
Aliénation parentale
Août 2025 : séjour d’amour parent-enfant
( Ces deux séjours à venir sont complets, me contacter pour réserver une place en liste d’attente )
Séjour d’amour parent-enfant (ou semaine thérapeutique pour victime d’aliénation parentale).
Gîte 3* d’une vingtaine de personnes comprenant une dizaine de chambres dont quelques unes individuelles, cinq salles de bain collectives (une pour 2 chambres) avec baignoire géante pour bébé-nageur, des salles pour se restaurer en intérieur et extérieur, une piscine chauffée, un sauna etc. Une chaine Hifi à disposition avec de nombreux CD, des jeux de cartes, d’échecs, Monopoly en libre service, etc.
Séjour pour parent seul ou enfant seul ou couple parent-enfant situé en pleine nature au centre de la France. Ce séjour d’une semaine a pour but de restaurer tout lien parent-enfant plus ou moins altéré ou détérioré, ou dit autrement de manière simple et didactique : l’enfant qui déteste anormalement un parent en entrant l’aime normalement en sortant.
Les compétences sur place 24h/24
Une équipe complète loge sur place pendant toute la durée du séjour : le pédopsy responsable du séjour, une infirmière psy, une sophrologue, une consultante en guidance parentale, une masseuse, une cuisinière, et une apicultrice venue témoigner.
Moi-même, neuro pédopsy clinicien, responsable de ce séjour
J’organiserai divers ateliers individuels, familiaux et collectifs, conférences participatives, projections de films et documentaires sur l’aliénation parentale etc. Ainsi qu’à la demande et au besoin des séances psychothérapeutiques individuelles, notamment en thérapie brève d’EMDR. J’offre un espace sûr où l’enfant peut exprimer ses émotions, ses peurs et ses confusions sans jugement. Je l’aide à mieux comprendre la dynamique familiale et les influences qui l’entourent, ce qui peut l’aider à clarifier ses sentiments envers chaque parent. Je renforce son estime de lui et sa résilience, ce qui est crucial dans des situations de conflit familial. Je l’aide à développer des compétences en communication et en résolution de conflits, ce qui est bénéfique dans ses relations parentales futures.
J’aide le parent à prendre conscience de son rôle dans la dynamique familiale et à comprendre comment ses actions peuvent influencer l’enfant. J’offre au parent des outils pour faire au mieux de ce qu’il est avec ses propres émotions (colère, tristesse, anxiété, sentiments d’injustice, de gâchis du temps perdu) qui adviennent dans les situations d’aliénation. J’apporte des conseils sur la manière de maintenir une relation positive avec l’enfant, même en cas de conflit avec l’autre parent. Dans certains cas, je joue un rôle de médiateur pour faciliter la communication entre les parents, ce qui parfois aide à réduire les tensions et à favoriser un environnement plus sain pour l’enfant.
En somme, dans les cas d’aliénation parentale, je contribue à rétablir des relations saines, à soutenir le bien-être émotionnel de l’enfant et à aider les parents à naviguer au mieux dans ces situations difficiles pour favoriser un lien parent-enfant plus stable et positif, essentiel pour le développement de l’enfant. Enfin, dans le cadre de ce type de regroupement, j’utilise les outils de dynamique de groupe, d’identification, de mimétisme, de concours, de surprise et de remise en question, de jeux de rôles, qui permettent aux enfants en contre-transfert à l’adresse des parents aliénés de rebasculer en transfert positif. Somme toute, j’utilise toutes les techniques de psy, au cas par cas pour chaque enfant et parent, afin de restaurer chaque relation au mieux avec des résultats rapides et surprenants.
Une infirmière psy spécialiste du monde infanto-juvénile
Maman de plusieurs enfants, formée et connaissant l’aliénation parentale, elle aidera à libérer la parole des parents et enfants. Je lui laisse la parole : « J’aide aider à prévenir l’aggravation des problèmes de santé mentale chez les enfants et à soutenir les parents dans leur rôle. Je renforce les compétences parentales en matière de communication et de gestion des comportements pour améliorer la dynamique familiale. En offrant un soutien et des ressources, je contribue à réduire le stress et l’anxiété au sein de la famille et favorise ainsi un environnement plus sain. En soutenant la santé mentale des enfants et des parents, je contribue à améliorer le bien-être général de la famille, ce qui peut avoir des effets positifs sur la vie quotidienne. Je réalise la création d’un espace de confiance. Etablir une relation de confiance avec les familles permet de se sentir en sécurité pour partager les préoccupations et expériences de l’enfant au parent et inversement. Mon rôle est crucial dans le soutien des parents et des enfants en matière de santé mentale, en offrant des soins adaptés, un soutien émotionnel et des ressources précieuses pour favoriser le bien-être familial.
Comment je m’y prends ? J’évalue la santé mentale des enfants et des parents, identifiant les problèmes potentiels et les besoins spécifiques. Je donne des informations sur les troubles mentaux, les stratégies de gestion du stress et les techniques de communication, j’aide ainsi les parents à mieux comprendre les défis auxquels leurs enfants peuvent être confrontés. J’offre un soutien psychologique aux parents et aux enfants, les aidant à exprimer leurs émotions et à développer des mécanismes d’adaptation. Je mets en place la stratégie de gestion : j’aide à élaborer des plans de soins personnalisés, incluant des techniques de relaxation, de gestion du comportement et d’amélioration des relations familiales. Je coordonne les soins pour assurer une approche intégrée et complète, et j’assure un suivi régulier pour évaluer l’évolution de la situation et ajuster les interventions si nécessaire. »
Une sophrologue
Elle organisera des séances individuelles et entre adultes, enfants, duos parents/enfants, pour apprendre à se libérer notamment de son stress grâce à la respiration et à la relaxation. Je lui laisse la parole : « Pour les enfants, la sophrologie favorise ainsi une meilleure régulation émotionnelle en aidant à identifier et exprimer les émotions. Elle améliore la concentration par des exercices qui aident à se concentrer et à mieux se focaliser, ce qui est particulièrement bénéfique avant une période scolaire. Elle réduit l’anxiété et le stress pour aider l’enfant à se sentir plus serein dans son quotidien. Elle améliore son sommeil par des techniques de relaxation qui apaisent l’esprit et le corps. Enfin, elle développe la confiance en soi en encourageant les enfants à se projeter positivement, renforçant ainsi leur estime de soi.
Et pour le parent adulte ? C’est un excellent outil pour réduire le stress quotidien et favoriser un état de calme intérieur. En apprenant à se détendre et à se recentrer, le parent améliore son bien-être général et sa qualité de vie. Il renforce ses liens familiaux par ces moments de partage et de complicité. La sophrologie permet aux adultes de mieux se connaître, d’identifier leurs besoins et de travailler sur leurs objectifs personnels. Elle améliore la santé physique en réduisant le stress et les tensions musculaires et en favorisant la relaxation. »
Une consultante en guidance parentale
Coach pour collectivités territoriales en analyse de la pratique pour les professionnels de l’enfance, elle organisera des ateliers et formations pour tous. Elle-même traversée par le fléau de l’aliénation parentale plusieurs années (niveau modéré et sévère sur plusieurs enfants), avant de résoudre son drame, est compétente sur le sujet. Je lui laisse la parole : « J’aide à identifier les signes d’aliénation parentale et à comprendre la dynamique familiale en jeu. J’informe sur les effets de l’aliénation parentale et sur la manière dont cela peut affecter leur développement émotionnel et psychologique. J’enseigne des techniques de communication efficaces pour aider les parents à interagir de manière constructive avec leurs enfants et l’autre parent. J’offre un soutien psychologique aux parents qui se sentent démunis ou accablés par la situation, les aidant à gérer leurs émotions. J’aide à rapidement acquérir une meilleure compréhension de la situation et des comportements à adopter pour contrer l’aliénation. Les techniques de communication que j’enseigne mènent à des interactions plus positives et constructives entre les parents et les enfants. J’aide parents et enfants à devenir plus conscients de leurs propres comportements et de leur impact sur l’autre, ce qui amène à des changements positifs rapides. J’offre des outils et un soutien précieux pour aider à naviguer dans les défis de l’aliénation parentale, avec des bénéfices qui peuvent se manifester rapidement. »
Une masseuse professionnelle
Maman au passé traumatique, victime d’aliénation parentale, elle aidera en des séances individuelles ou des ateliers d’initiation pour couple parent-enfant. Je lui laisse la parole : « Pour l’enfant, le massage relaxe et réduit le stress, il aide à se détendre, à réduire l’anxiété et à améliorer l’humeur. Un massage doux améliore le sommeil en apaisant le système nerveux. Il stimule les sens et aide l’enfant à mieux comprendre son corps. Il renforce le lien parent-enfant en apprenant certaines habitudes à faire devenant des moments de partage et de connexion entre un parent et son enfant. Enfin, il soulage les douleurs liées à la croissance ou à des tensions musculaires.
Pour un adulte, le massage diminue l’anxiété et les niveaux de cortisol, l’hormone du stress, et favorise la relaxation. Il aide à détendre les muscles tendus et à soulager les douleurs chroniques. Il améliore la circulation sanguine en la stimulant, ce qui améliore la santé globale. Il renforce le système immunitaire d’après de nombreuses études. Enfin, en assouplissant les muscles, il améliore la flexibilité et corrige les déséquilibres posturaux. En résumé, que ce soit pour les enfants ou les adultes, les massages apportent des bienfaits physiques et émotionnels significatifs, contribuant ainsi à un bien-être général. »
Une maman cuisinière professionnelle
Elle sera en charge, outre sa responsabilité des restaurations du centre, des petits déjeuners, collations de 10h, déjeuners, goûters et diners, d’organiser des ateliers culinaires car le chemin du cœur passe avant tout par l’estomac... Elle en dit : « La cuisine est une activité collaborative qui favorise la communication et le partage. Travailler ensemble sur une recette peut aider à renforcer les liens entre le parent et l’enfant, en créant des souvenirs positifs. Ces ateliers peuvent offrir un cadre détendu et ludique, loin des tensions et des conflits liés à l’aliénation parentale. Cela permet de créer un espace où l’enfant se sent en sécurité et valorisé. Participer à des activités de cuisine permet à l’enfant d’acquérir des compétences pratiques, ce qui peut renforcer sa confiance en lui et son estime de soi. Cela peut également encourager l’autonomie.
La cuisine peut servir de point de départ pour des discussions sur divers sujets, permettant au parent et à l’enfant d’échanger de manière informelle et de renforcer leur relation. La cuisine peut être une forme de thérapie, permettant aux participants d’exprimer et de gérer leurs émotions de manière créative. Cela peut aider à atténuer le stress et l’anxiété liés à la situation d’aliénation. En participant ensemble à des activités constructives, le parent peut servir de modèle pour des comportements positifs, tels que la coopération, la patience et la résolution de problèmes. Ces ateliers peuvent devenir une tradition familiale, offrant un point de repère stable et positif dans la vie de l’enfant, ce qui peut être particulièrement important dans des situations de conflit. La cuisine peut également être une forme de distraction et de relaxation, permettant aux participants de se concentrer sur une tâche agréable plutôt que sur les tensions familiales. Je pense que mes ateliers de cuisine parent-enfant peuvent jouer un rôle significatif dans la reconstruction des relations et la promotion d’un environnement familial sain, même dans des contextes difficiles comme l’aliénation parentale. »
Les lieux et les ateliers
Divers ateliers quotidiens (collectifs, par équipe parent-enfant, que pour les enfants...) et outre deux salles de massage ou autres thérapies pour vous cocooner, trois salles communes d’environ 100m2 chacune (une pour le yoga collectif, un salon confortable pour conférences ou projections de films, une salle polyvalente pour jouer au ping-pong ou danser ou peindre ou participer aux divers ateliers animés), les oiseaux, les renards, les chevreuils viennent parfois visiter.
Une maman apicultrice
Médaille d’or du salon de l’agriculture 2024, elle viendra témoigner de ses années d’aliénation parentale au stade sévère, organisera une dégustation de miel puis une demi-journée d’initiation à l’apiculture dans ses ruches à 30 km. Contrairement aux autres ci-dessus, cette dernière ne logera pas au centre et ne sera présente qu’une journée.
Concernant les téléphones
Merci de bien prendre note de l’information suivante : tout objet électronique devra être remis à l’entrée du stage (notamment téléphones et jeux électroniques interdits).
Les organisateurs, seuls habilités, remettront à l’issue du stage à chacun de manière personnalisée ses nombreuses photos et vidéos prises (notamment sur l’atelier concours de l’enfant qui aimera le plus son parent).
Pour des raisons thérapeutiques, aucun contact avec l’extérieur n’est possible durant le séjour.
Hébergement
Les draps sont fournis mais vous devez apporter vos serviettes de toilette et les serviettes de bain pour la piscine et le sauna. Dans la mesure du possible, vous serez logé(e)(s) en chambre individuelle car nous n’accueillons qu’un petit nombre de participants à la fois, pour pouvoir assurer un accompagnement très personnalisé sur-mesure à chacun(e).
Parfois mieux vaut une chambre isolée parent-enfant, parfois mieux vaut pas (risque d’accusations), d’autres fois mieux vaut encore d’autres configurations, tout est possible et nous faisons au mieux à la faveur de chaque lien parental.
Equipement
Nous allons faire des randonnées, donc il est conseillé d’avoir de bonnes chaussures de marche. Les randonnées ne présentent pas un dénivelé très important mais les chemins peuvent être en mauvais état et parfois un peu boueux. He oui, c’est la campagne ! Prenez aussi un petit sac à dos et des gourdes, prévoir au moins 1,5 litres. Et pour les activités de gymnastique, pensez à prendre des vêtements souples et légers, style survêtement de sport.
Localisation, arrivée et départ
Le stage commence le lundi à 18 heures (mais vous pouvez arriver avant). Après la répartition des chambres, nous nous retrouverons pour une prise de contact. Situés en bordure de la montagne bourbonnaise, à environ 12 Km au sud de Vichy, dix hectares de nature sont à votre disposition avec en toile de fond les volcans d’Auvergne.
Paris à 3 heures, Lyon à 1,5 heures, Vichy à 15 mn. Si vous venez en train à la gare de Vichy, nous organisons une navette qui prend les participants à la gare vers les 16h. Cette navette est gratuite. Si vous venez à une autre heure nous vous demanderons 15€ à partager entre tous les passagers... Les stages se finissent le dimanche en début d’après-midi, là aussi la navette ramène les participants à la gare pour que vous puissiez prendre les trains vers Paris ou Lyon.
Dates, tarif et inscription
Il existe deux stages, les deux dernières semaines d’août 2025. Donc du lundi 18 au dimanche 24 août 2025, ou bien du lundi 25 au dimanche 31 août 2025.
50% d’arrhes sont à verser lors de la réservation courant 2024 : 700€ par personne, adulte et enfant sont au même tarif. Aucun remboursement n’est réalisé en cas d’annulation ensuite, mais une fois chaque séjour plein, une liste d’attente des demandeurs permet d’arranger chacun sans perdre d’argent en cas de désistement, pour peu que l’annulation n’intervienne pas au dernier moment en août mais au minimum en juillet 2025. Ce séjour thérapeutique est une totale prise en charge sur mesure pour un tout petit nombre.
Il sera demandé après l’inscription, et avant le séjour, pour les parents, de répondre à un questionnaire sur l’aliénation parentale (compter environ 1h), ainsi que de convenir de trois rendez-vous (visio ou téléphone) d’une demi-heure environ chacun (avec l’infirmière psy, la consultante en guidance parentale, et moi-même).
Réserver une place
Me contacter pour la liste d’attente.
Sommeil et rêves
Ce qui se passe quand on dort
Nous passons près d'un tiers de notre existence à dormir, et une bonne part de ce temps à rêver. C'est pourtant la partie de nos vies dont on parle le moins.
Le sommeil n'est pas une mise en veille. C'est une activité organisée, qui consolide la mémoire, trie les apprentissages de la journée et régule les émotions. Quand il se dérègle, tout le reste s'en ressent. Et il produit des rêves, dont la psychanalyse a montré qu'ils ont un sens et se travaillent.
Le sujet a longtemps été tenu pour obscur ou anecdotique. Depuis la seconde moitié du vingtième siècle, la médecine, les neurosciences, la psychologie, l'anthropologie, l'histoire et la sociologie s'en sont saisies, chacune de son côté. Cette page tente d'en réunir quelques fils.
Comment le sommeil est construit
Une nuit n'est pas d'un seul tenant. Elle se compose de trois à six cycles d'une heure à deux heures, qui s'enchaînent et ne se ressemblent pas. Comprendre cette architecture change souvent la façon dont on interprète ses propres nuits.
Les trois visages d'une nuit
Une nuit se découpe en cycles d'environ une heure trente, quatre à six selon les nuits, et chacun enchaîne les mêmes stades dans le même ordre. Sur l'ensemble d'une nuit, le sommeil lent léger occupe la moitié du temps, le sommeil lent profond un quart, le sommeil paradoxal le dernier quart.
Le sommeil lent léger occupe à lui seul près de la moitié de la nuit. Les muscles se relâchent, la température du corps, la tension et le rythme cardiaque baissent. C'est le sas d'entrée, et c'est de là que l'on se réveille le plus facilement.
Le sommeil lent profond représente environ un cinquième de la nuit. L'activité cérébrale ralentit en ondes de grande amplitude, on devient insensible à ce qui se passe autour. C'est la phase de récupération la plus franche, et c'est aussi là que se consolide une partie de ce qui a été appris dans la journée.
Le sommeil paradoxal occupe le dernier cinquième. Le cerveau y est presque aussi actif qu'à l'éveil, les yeux bougent sous les paupières, et le corps est paralysé, ce qui empêche de mettre en actes ce qui se déroule. C'est la phase où les rêves sont les plus construits et les plus racontables. Elle joue un rôle particulier dans le traitement de la mémoire émotionnelle.
Les messagers chimiques de la nuit
Trois substances reviennent constamment quand on parle de sommeil. La sérotonine apaise et déclenche l'endormissement. La mélatonine, produite par la glande pinéale dès que l'obscurité s'installe, règle en partie l'horloge interne, ce qui explique l'effet des écrans le soir. L'acétylcholine, elle, est produite pendant le sommeil paradoxal, au point qu'on la surnomme l'hormone du rêve.
Une précision utile : la fonction précise du sommeil paradoxal n'est toujours pas élucidée, malgré tout ce que l'on sait de sa chimie. Et la rêverie éveillée, celle dans laquelle on s'absente au milieu de la journée, n'est pas un rêve : ce n'est ni le même état de vigilance, ni le même matériau.
Pourquoi la fin de nuit n'a rien à voir avec le début
Le sommeil profond se concentre dans les premiers cycles et s'amenuise après le milieu de la nuit. La seconde partie de nuit fait au contraire une large place au sommeil léger et au sommeil paradoxal. Cela explique deux observations que l'on entend souvent en consultation : les réveils du petit matin sont plus fréquents et plus difficiles à surmonter que ceux du début de nuit, et les rêves dont on se souvient viennent presque toujours des dernières heures.
On rêve à tous les stades du sommeil, contrairement à ce que l'on croit souvent. Ce qui change, c'est la probabilité de s'en souvenir. Le souvenir est meilleur au réveil du matin qu'après un réveil en pleine nuit, et meilleur quand on sort du sommeil paradoxal ou du sommeil léger que quand on est tiré du sommeil profond.
Cela explique aussi pourquoi une nuit écourtée au réveil ne coûte pas la même chose qu'une nuit écourtée à l'endormissement. Se coucher tard ampute surtout le sommeil profond, se lever trop tôt ampute surtout le sommeil paradoxal.
Source : Inserm, dossier Sommeil.
Quand le sommeil se dérègle
L'insomnie est le trouble du sommeil le plus répandu : quinze à vingt pour cent des adultes en France. Difficulté à s'endormir, réveils au milieu de la nuit, ou sommeil qui ne repose pas, quelle qu'en soit la durée.
Le cercle qui s'installe
Une insomnie commence souvent par une cause identifiable, un deuil, une charge de travail, une inquiétude, une douleur. Puis la cause s'éloigne et le trouble reste. Ce qui l'entretient alors n'est plus ce qui l'a déclenché : c'est l'attention portée au sommeil lui-même. On surveille l'heure, on redoute le coucher, on compense en allongeant le temps passé au lit, ce qui dilue le sommeil au lieu de l'augmenter. Le lit cesse d'être associé au fait de dormir pour devenir le lieu où l'on attend de dormir.
Ce que l'on regarde en consultation
Le rythme réel, relevé sur plusieurs jours plutôt que reconstitué de mémoire, car le temps d'endormissement est presque toujours surestimé. L'horaire de lever, qui structure la nuit suivante davantage que l'horaire de coucher. Ce qui occupe la tête au moment où elle se libère enfin. Et l'usage éventuel de somnifères, dont l'arrêt se prépare et ne s'improvise pas.
L'insomnie accompagne fréquemment un état anxieux, un épisode dépressif ou un psychotraumatisme, dont elle est parfois le premier signe visible. Elle est alors une porte d'entrée, pas seulement un symptôme à faire taire. Traiter ce qui la nourrit vaut mieux que traiter le sommeil isolément.
Source : Inserm, dossier Sommeil ; Santé publique France.
Les rêves
En 1900, Freud publie L'Interprétation du rêve. Sa thèse tient en une phrase : le rêve n'est pas un désordre nocturne, c'est un texte. Il a un sens, ce sens est déguisé, et le déguisement obéit à des règles que l'on peut apprendre à lire.
Deux contenus, pas un
Ce dont on se souvient au réveil, la scène, les personnages, l'enchaînement souvent absurde, Freud l'appelle le contenu manifeste. Derrière, il y a le contenu latent : les pensées et les désirs qui ont poussé le rêve et que celui-ci ne montre pas directement. Interpréter un rêve, ce n'est donc pas décoder des symboles dans un dictionnaire, c'est remonter du premier au second.
Les quatre opérations du travail du rêve
La condensation fusionne plusieurs pensées en un seul élément. Un visage de rêve appartient à trois personnes à la fois, un lieu en réunit deux. C'est pour cela qu'un détail minuscule peut demander un long détour.
Le déplacement détache l'intensité affective de ce qui la portait pour l'installer sur un détail insignifiant. Ce qui bouleverse dans le rêve n'est presque jamais ce qui compte, et ce qui compte passe inaperçu.
La prise en considération de la figurabilité contraint les pensées à se faire images. Le rêve ne dispose pas du langage abstrait : il ne peut pas dire « je lui en veux », il doit le montrer par une scène.
L'élaboration secondaire intervient en dernier. Elle recoud le tout en une histoire à peu près suivie, plus présentable. C'est elle qui donne au rêve son allure de récit, et c'est souvent elle qu'il faut défaire en premier.
Comment on travaille un rêve en séance
Pas en cherchant ce que signifie tel objet en général, mais en partant de ce qu'il évoque pour celui qui a rêvé, élément par élément, sans trier ce qui vient. C'est la méthode de l'association libre. Le rêve reste la propriété du rêveur : personne d'autre ne peut dire ce qu'il veut dire à sa place, et le thérapeute n'est pas là pour livrer une clé mais pour accompagner ce travail.
Ce que la littérature en a dit
Dans Mémoires d'Hadrien, paru en 1951, Marguerite Yourcenar décrit le sommeil comme une plongée que chacun risque chaque soir, nu, seul et sans défense, dans un milieu où tout se transforme, jusqu'au rythme du souffle, et où l'on croise ses morts. Ce qui rassure, écrit-elle, c'est qu'on en ressort, et qu'on en ressort intact, parce qu'une interdiction étrange nous empêche de rapporter l'exact résidu de nos songes.
Cette dernière remarque dit en une phrase ce qui fait la difficulté du travail sur les rêves : on ne ramène jamais le rêve, on ramène ce qu'il en reste après le passage par les mots.
« Le sommeil n'est pas un lieu sûr. » Jean Cocteau
Cette lecture prend une valeur particulière après un psychotraumatisme. Le rêve traumatique se distingue justement par le fait qu'il déguise peu : la scène revient presque telle quelle, nuit après nuit. Suivre l'évolution de ces rêves au fil d'un traitement EMDR donne une indication précieuse sur ce qui est en train de se retraiter.
Sources : Sigmund Freud, L'Interprétation du rêve, 1900 ; notions de condensation, déplacement, figurabilité et élaboration secondaire.
Avant Freud, la clé des songes
Pendant des siècles, interpréter un rêve a voulu dire y lire l'avenir. C'est exactement l'inverse de ce qui se fait aujourd'hui en séance, et il vaut la peine de comprendre comment le renversement s'est opéré.
Dormir pour être soigné : le rite d'incubation
Bien avant les dictionnaires de songes, l'Antiquité grecque a fait du rêve un acte de soin. Asclépios, fils d'Apollon, devenu Esculape à Rome, est le dieu de la médecine et de la guérison. Dans son sanctuaire d'Épidaure, un bâtiment était réservé à cet usage, l'Abaton. On y pratiquait l'incubation : le malade venait y dormir, dans l'attente d'une vision à caractère médical, que les prêtres interprétaient à son réveil. Une quarantaine de tablettes de remerciement en argile, déposées par des pèlerins après leur guérison, ont été retrouvées sur le site.
On peut y voir la forme la plus ancienne de la consultation : quelqu'un souffre, il vient dans un lieu prévu pour cela, quelque chose lui vient pendant la nuit, et un tiers l'écoute et l'interprète. Le bâton d'Asclépios, avec sa couleuvre enroulée, est resté le symbole de la médecine. Ce qui a changé depuis, et qui n'est pas rien, c'est que le sens n'est plus détenu par le prêtre : il revient au rêveur, et le travail consiste à l'aider à le trouver.
L'oniromancie et ses dictionnaires
L'ouvrage fondateur est l'Onirocritique d'Artémidore de Daldis, auteur grec du deuxième siècle. À partir du seizième siècle, les clés des songes qui circulent en Europe s'inscrivent dans sa continuité : ce sont des dictionnaires, qui répertorient les motifs susceptibles d'apparaître en rêve et leur attribuent un sens fixe, le même pour tout le monde, et le plus souvent tourné vers ce qui va arriver.
Ces ouvrages n'ont pas disparu, on les retrouve aujourd'hui en ligne sous une forme à peine modifiée. C'est ce qui explique la question que presque tout le monde pose en premier : qu'est-ce que ça veut dire de rêver de telle chose. La réponse clinique est qu'il n'existe pas de réponse générale, et que c'est précisément ce qui rend le rêve intéressant.
Un best-seller qui traverse les siècles
Les clés des songes n'ont jamais cessé d'être rééditées, partout dans le monde, en s'ajustant chaque fois aux préoccupations de leur époque. On les a vendues par colportage et à la criée dans les villes, du livret bon marché à l'édition soignée. Qu'elles empruntent leur vocabulaire au divinatoire, au religieux ou, plus tard, à la psychanalyse elle-même, elles gardent toutes la même filiation avec Artémidore. Deux d'entre elles sont devenues célèbres bien au-delà de l'Europe : la clé d'Ibn Sīrīn dans la tradition islamique, et la clé des songes chinoise attribuée au Duc de Zhou.
Leur longévité mérite d'être prise au sérieux plutôt que moquée. Elle dit un besoin réel, celui de donner un sens à ce qui survient la nuit. La psychanalyse ne conteste pas ce besoin, elle conteste seulement la réponse toute faite.
Quand le rêve se joue à la loterie
La smorfia napolitaine, apparue au dix-septième siècle, pousse la logique du dictionnaire jusqu'au bout : elle convertit chaque élément d'un rêve, lieu, personnage ou événement, en un numéro compris entre un et quatre-vingt-dix. Le mot désigne aussi bien l'ouvrage que la combinaison de chiffres obtenue une fois le rêve traduit, et cette combinaison se joue à la loterie nationale.
La tradition n'a rien d'éteint. Elle tient encore une place dans la vie quotidienne de certaines communautés italiennes, et les rééditions, les applications et les services en ligne en attestent. Elle dit bien ce que le rêve représente pour beaucoup : une information venue d'ailleurs, dont on attend qu'elle serve à quelque chose. C'est de cette attente que la démarche analytique cherche à se dégager.
Les savants rêveurs du dix-neuvième siècle
Au dix-neuvième siècle, des médecins, des philosophes et des physiciens se mettent à consigner leurs propres rêves nuit après nuit. L'historienne Jacqueline Carroy les a nommés les savants rêveurs. Ils tiennent un journal de leurs nuits, que certains appellent un nocturnal. On y trouve l'érudit Alfred Maury, le philosophe et psychologue Victor Egger, ou encore le physicien suisse Pierre Prévost.
Leur ambition est de sortir le rêve de la superstition en l'observant comme un phénomène naturel, produit par un corps et un esprit qui dorment. Léon d'Hervey de Saint-Denys, qui publie en 1867 Les Rêves et les moyens de les diriger, tient le même pari : les rêves les plus déroutants deviennent intelligibles dès lors qu'on se donne une méthode pour les analyser.
C'est sur ce terrain que Freud arrive. Son livre paraît à l'automne 1899, avec la date de 1900 portée sur la couverture. Il déplace la question une dernière fois. Le rêve ne renseigne pas sur l'avenir, il renseigne sur le fonctionnement psychique de celui qui rêve. Ce n'est pas un message venu du dehors, c'est un message que l'on s'adresse à soi-même.
Sources : Artémidore de Daldis, Onirocritique, deuxième siècle ; Jacqueline Carroy, travaux sur les savants rêveurs ; Léon d'Hervey de Saint-Denys, Les Rêves et les moyens de les diriger, 1867 ; Sigmund Freud, L'Interprétation du rêve, 1899-1900.
Jung, et la question de l'inconscient collectif
Carl Gustav Jung a d'abord été l'un des premiers proches de Freud, avant de s'en séparer et de fonder ce qu'il a appelé la psychologie analytique. Sa lecture du rêve diverge sur un point décisif.
Ce qui les sépare
Pour Freud, ce que le rêve déguise appartient à l'histoire singulière du rêveur, et seule son association libre peut y donner accès. Jung suppose en plus un fond commun à l'humanité, qu'il nomme inconscient collectif, peuplé de figures récurrentes qu'il appelle archétypes et que l'on retrouverait d'une culture à l'autre.
Entre 1913 et 1930, il rédige et illustre en secret le Liber novus, connu sous le nom de Livre rouge, où il consigne ses propres rêves et visions obtenus par ce qu'il nomme l'imagination active. Le manuscrit n'a été publié qu'en 2009.
Ce qu'on en retient en pratique
La notion d'inconscient collectif reste discutée, et le travail ne part pas d'un répertoire de symboles universels, pour la même raison qui fait écarter les clés des songes : cela revient à décider à la place du rêveur. En revanche, l'idée que certaines figures reviennent avec insistance dans les rêves d'une même personne, et qu'il vaut la peine de les suivre dans la durée plutôt que de les interpréter une par une, garde toute sa valeur.
Source : Carl Gustav Jung, Liber novus ou Livre rouge, rédigé entre 1913 et 1930, publié en 2009.
Tenir un carnet de rêves
On se dit volontiers petit ou grand rêveur. En réalité tout le monde rêve, chaque nuit, et ce qui varie n'est pas la production des rêves mais leur rappel au réveil. Or ce rappel s'entraîne.
Pourquoi noter change tout
Le souvenir d'un rêve s'efface en quelques minutes. Le fait de le noter au réveil, régulièrement, augmente nettement la capacité à s'en souvenir : on se rappelle davantage de rêves, et on s'en rappelle plus précisément. Ce n'est pas une curiosité, c'est ce qui rend le travail possible. Un rêve résumé en deux lignes trois jours plus tard a déjà été réécrit par la mémoire, et ce sont justement les détails qui paraissent absurdes ou insignifiants qui portent le plus.
Comment s'y prendre
De quoi écrire à portée de main, sans allumer la lumière franchement ni consulter son téléphone. On note au présent, sans chercher à faire des phrases, en gardant les incohérences telles quelles plutôt qu'en les arrangeant. On note aussi ce que l'on a ressenti, qui ne coïncide pas toujours avec la scène. Et on n'interprète pas dans la foulée : la lecture vient ensuite, en séance.
Une pratique ancienne et documentée
Dans la lignée des savants rêveurs, beaucoup d'anonymes ont laissé des carnets qui constituent aujourd'hui des sources historiques. Mary Shelley, Marie Curie ou Federico Fellini en ont tenu. Des collectes plus récentes sont conservées dans des archives publiques françaises, aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône depuis 2012 et aux Archives municipales de Lyon depuis 2015, grâce au travail de l'artiste Manuel Salvat. Du côté de la recherche, la base DreamBank de l'université de Santa Cruz, en Californie, rassemble plus de vingt mille récits de rêves consultables par mots-clés, utilisés pour l'étude statistique de leur contenu.
Sources : DreamBank, université de Californie à Santa Cruz (G. W. Domhoff et A. Schneider) ; collectes conservées aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône et aux Archives municipales de Lyon.
Les questions que l'on pose toujours
Rêve-t-on en couleurs, combien de temps dure un rêve, peut-on sentir une odeur en rêvant. Ces questions reviennent à chaque fois que le sujet s'invite dans une séance, et la recherche y répond assez précisément.
Pourquoi les yeux bougent sous les paupières
Le mouvement oculaire rapide, que les Anglo-Saxons appellent REM, est une caractéristique physiologique du sommeil paradoxal. C'est d'ailleurs à lui que cette phase doit son nom anglais, et c'est ce signe visible de l'extérieur qui a permis, dans les années cinquante, d'identifier le moment où l'on rêve et de réveiller les dormeurs au bon instant pour recueillir leurs récits.
En noir et blanc ou en couleurs
Les deux existent. La proportion varie d'une personne à l'autre et paraît dépendre en partie de l'environnement visuel dans lequel on vit. Il n'y a donc rien à conclure, ni dans un sens ni dans l'autre, du fait qu'un rêve soit revenu en couleurs ou non.
Combien de temps dure un rêve
Une action rêvée peut prendre le même temps que la même action à l'éveil. Mais le temps du rêve n'est pas fiable : il s'étire, se comprime, se déforme comme tout le reste. On peut avoir le sentiment d'avoir vécu des années en quelques minutes de sommeil. C'est une raison de plus de ne pas se fier à la vraisemblance d'un rêve pour juger de ce qu'il raconte.
Toucher, sentir, goûter
Toutes les perceptions de l'éveil peuvent se retrouver en rêve, et dans le même ordre d'importance : la vision domine, puis l'audition, puis le toucher. L'odorat et le goût sont rares dans les souvenirs de rêve. Quand ils apparaissent, cela mérite d'être noté, parce que c'est inhabituel.
Ce que les troubles du sommeil apprennent sur le rêve
Certaines pathologies donnent un accès direct à ce qui se passe pendant le rêve. Le somnambulisme, la somniloquie, et surtout le trouble du comportement en sommeil paradoxal, où la paralysie qui accompagne normalement cette phase ne fonctionne plus et où le dormeur met en actes ce qu'il vit. On peut alors observer des gestes et des paroles pendant le rêve lui-même. La limite est évidente : ce sont des rêves qui se déroulent dans des conditions anormales, et ce qu'ils montrent ne vaut pas forcément pour les autres.
Pourra-t-on un jour enregistrer les rêves
On envisage, dans un avenir lointain, de décoder l'activité cérébrale du sommeil pour reconstituer une partie de l'expérience rêvée. Reste un obstacle de taille, et il intéresse directement la clinique : le récit d'un rêve n'est pas le rêve. Entre les deux s'intercale la mise en mots, avec tout ce qu'elle arrange, complète et censure. Or c'est précisément dans cet écart que le travail analytique se loge.
Le rêve prophétique, de la Bible à la peinture
Avant d'être un objet d'étude, le rêve a longtemps été tenu pour un message envoyé au dormeur. L'Ancien Testament en offre les exemples les plus connus, et la peinture s'en est emparée pendant des siècles.
Deux récits de la Genèse
Le songe de Jacob, d'abord : le patriarche endormi voit une échelle qui relie la terre au ciel, parcourue par des anges. La scène a été peinte par le Caravage, par Rembrandt, par José de Ribera, et par beaucoup d'autres. Le second récit met en scène Joseph, prisonnier devenu vizir, qui déchiffre les rêves de Pharaon et y lit sept années d'abondance suivies de sept années de famine.
Ce que cela dit du rêve
Dans ces récits, le rêve vient de l'extérieur et annonce ce qui va advenir. L'interprète est celui qui sait lire un message dont il n'est pas l'auteur. C'est très exactement la position que la psychanalyse a renversée : le rêve ne vient pas du dehors, il vient du rêveur, et personne ne peut le déchiffrer à sa place.
Cette histoire vaut la peine d'être connue, parce que la position ancienne n'a jamais disparu. Beaucoup de gens arrivent en séance avec l'idée que leur rêve contient un avertissement, et c'est souvent la première chose à déplacer.
À quoi sert de rêver
La question reste ouverte, mais une hypothèse domine la recherche depuis une vingtaine d'années, et elle rejoint ce que l'on observe en clinique.
Réguler les émotions
Plusieurs hypothèses ont été formulées sur la fonction du rêve. La plus étudiée, et la plus solide à ce jour, est que le sommeil et le rêve participent à la régulation des émotions, ce qu'ont formalisé les travaux de Nielsen et Levin en 2007. Autrement dit, la nuit retraite la charge affective de la journée, et le rêve est une partie de ce travail.
Cela éclaire une observation quotidienne en cabinet : quand quelqu'un traverse une période difficile, ses nuits se chargent avant que son discours ne change. Et quand un traitement avance, les rêves se modifient souvent les premiers.
Le cauchemar, ou la régulation qui échoue
La même théorie propose une lecture du cauchemar : il naîtrait de l'échec de cette régulation émotionnelle pendant le rêve. Le rêve met le rêveur à l'épreuve, en lui présentant un scénario lourd de charge affective, construit à partir de souvenirs fragmentés, remaniés et remis en scène autrement. Quand la charge passe, la nuit a fait son travail. Quand elle déborde, c'est le cauchemar, et le réveil brutal qui l'accompagne.
Des travaux plus récents ajoutent une nuance qui change le regard que l'on porte sur ses mauvaises nuits : que l'issue du rêve soit paisible ou cauchemardesque, l'épreuve elle-même fonctionne comme un entraînement émotionnel. Un cauchemar n'est donc pas un pur accident, et c'est ce qui explique que le contenu des cauchemars évolue lorsqu'un traitement du trauma progresse.
Pourquoi certains s'en souviennent et d'autres non
Les écarts entre personnes sont considérables, et ils ne disent rien de la quantité de rêves produite. Plusieurs facteurs sont associés à un meilleur rappel : les éveils de deux minutes ou plus au cours de la nuit, l'attention et l'intérêt que l'on porte à ses rêves, certains traits de personnalité comme l'ouverture à l'expérience, la créativité, et la qualité de la connexion entre régions cérébrales au moment du réveil.
Le premier de ces facteurs est le seul sur lequel on ne souhaite pas agir, puisqu'il revient à fragmenter le sommeil. Le deuxième, en revanche, est directement à la portée de chacun, et c'est tout l'intérêt du carnet.
Le rêve lucide
Un rêve est dit lucide quand le dormeur prend conscience, pendant le rêve, qu'il est en train de rêver. Le sujet est à la mode, il mérite d'être regardé de près.
Ce que c'est
Environ la moitié des personnes interrogées disent en avoir fait l'expérience au moins une fois. En revanche, celles qui en font fréquemment sont rares. Les études expérimentales décrivent un état cérébral mixte et transitoire, entre sommeil et éveil. Une sorte de réveil qui n'aboutit pas, et qui n'est pas un état que le sommeil est censé produire.
Comment on l'a prouvé
Longtemps, le rêve lucide est resté une affaire de témoignages, donc invérifiable. En avril 1975, le Britannique Alan Worsley, équipé d'un électroencéphalogramme, réussit à produire pendant son sommeil une série de mouvements oculaires convenus à l'avance. Le signal était là, enregistré, envoyé depuis l'intérieur du rêve. Le phénomène, défendu ensuite par le psychophysiologiste américain Stephen LaBerge, a cessé d'être une croyance. Une communauté de rêveurs lucides s'est développée depuis, qui se donne le nom d'onironautes.
La réserve qui s'impose
Les méthodes qui circulent pour provoquer des rêves lucides reposent toutes sur le même principe : interrompre le sommeil pour se replacer dans cet état intermédiaire. Elles diminuent donc la quantité de sommeil et le fragmentent. Comme la qualité du sommeil conditionne la santé physique et psychique, tout ce qui la dégrade volontairement se déconseille, et ce d'autant plus chez une personne qui dort déjà mal ou qui traverse une période éprouvante.
Sur le plan du travail analytique, l'intérêt est d'ailleurs limité. Le rêve lucide donne une prise consciente sur le déroulement de la scène. Or c'est justement ce qui échappe à la conscience qui fait la valeur d'un rêve.
Les inspirations oniriques
Le moment de bascule, ces quelques secondes où l'on s'endort, favorise la créativité. Plusieurs scientifiques et artistes s'en sont servis délibérément.
La sieste éclair
Thomas Edison et Salvador Dalí pratiquaient tous deux des siestes très courtes dans ce but précis : atteindre l'instant de l'endormissement, puis se réveiller aussitôt pour saisir ce qui venait de se présenter. Le rêve de début de nuit, comme celui de fin de nuit, revient souvent dans les témoignages d'artistes et de chercheurs comme une source d'idées.
Quelques exemples célèbres
Paul McCartney a raconté que la mélodie de Yesterday lui était venue en rêve. Keith Richards dit la même chose du motif de guitare de Satisfaction. Au dix-huitième siècle, Giuseppe Tartini attribuait son Trille du diable à une vision nocturne. Niels Bohr a déclaré avoir visualisé en rêve la structure des atomes qui lui a valu le prix Nobel de physique en 1922.
Ces récits sont à prendre pour ce qu'ils sont, des témoignages rapportés après coup. Ils disent cependant quelque chose de juste : le relâchement du contrôle qui accompagne l'endormissement laisse se rapprocher des éléments que la pensée éveillée tient séparés. C'est, à petite échelle, le même mécanisme que la condensation du rêve.
Le rêve et les artistes
La peinture s'est emparée du rêve bien avant que la psychologie s'y intéresse, et elle l'a fait de deux façons : en le représentant, puis en s'en servant comme méthode de travail.
Le long chemin du rêve personnel
Pendant des siècles, la peinture occidentale ne représente le rêve que sous une forme : celle du songe prophétique, passerelle par laquelle un message divin descend jusqu'aux mortels. Le rêve d'une personne ordinaire, sans destinataire céleste, n'a aucune légitimité comme sujet. Il faut attendre la seconde moitié du dix-neuvième siècle pour qu'il en gagne une.
Deux positions s'affrontent alors. Le courant réaliste tient le rêve personnel pour une fiction trompeuse, sans valeur de connaissance. L'esthétique symboliste en fait au contraire la voie d'accès privilégiée aux mystères du monde. Le débat n'est pas seulement artistique : c'est la même question que celle posée à la psychologie naissante, celle de savoir si ce qui se passe la nuit mérite d'être pris au sérieux.
Les surréalistes franchissent un pas de plus. Le rêve cesse d'être un sujet pour devenir une méthode de travail, au même titre que l'écriture automatique ou l'appel au hasard, une manière d'atteindre ce qu'ils nomment la surréalité. La bande dessinée, la photographie et le cinéma s'en nourriront à leur tour.
Le symbolisme, ou la recherche de ce qui se cache
À la fin du dix-neuvième siècle, un mouvement se lève contre le naturalisme et le positivisme triomphant. Stéphane Mallarmé, qui en est la figure de proue, résume l'affaire en une phrase : les choses existent, il n'y a pas à les créer. Au moment où la photographie sait restituer le réel mieux que n'importe quel pinceau, les peintres symbolistes se détournent du monde tangible pour aller chercher ce qui se tient derrière. Le symbole leur sert à suggérer une autre réalité, le plus souvent onirique. On le voit chez Gustave Moreau, chez Pierre Puvis de Chavannes, chez Odilon Redon, chez Maurice Denis.
Le rapprochement avec Freud n'est pas anecdotique. Au même moment, dans une autre discipline, la même intuition se formule : ce qui se montre n'est pas ce qui compte, et il existe derrière l'image une autre scène.
Quand l'œuvre naît du rêve
Salvador Dalí, dans son Journal d'un génie rédigé entre 1952 et 1962, rapporte avec précision certaines de ses inspirations nocturnes. Beaucoup d'artistes ont raconté avoir rêvé un tableau. Certains sont allés plus loin et ont bâti tout un procédé de création sur la transcription de leur vie onirique, dans des univers pourtant très éloignés les uns des autres, du surréalisme à l'art brut jusqu'à l'art contemporain. Victor Brauner y voyait des prémonitions, Fleury Joseph Crépin, artiste autodidacte, des visions mystiques.
Ce qui se joue là ressemble beaucoup à ce que fait un patient qui note ses rêves : prendre au sérieux ce qui vient la nuit, et lui donner une forme que l'on puisse regarder ensuite. La différence est que l'artiste en fait une œuvre, quand le patient en fait un matériau de travail.
Le cinéma, un rêve éveillé
La parenté entre le film et le rêve n'est pas une image de style. Elle tient à des traits précis, et elle éclaire au passage pourquoi le cauchemar a trouvé au cinéma un genre à sa mesure.
Ce qu'ils ont en commun
Le mouvement, la domination de l'image sur tout le reste, l'intensité des affects, et surtout l'ellipse : on passe d'un lieu à un autre sans transition, et cela ne choque personne. L'allemand a un mot pour l'imaginaire visuel, Kopfkino, le cinéma dans la tête, qui décrit assez exactement ce qu'est un rêve. David Lynch faisait remarquer que l'on entre dans une salle obscure comme on entre dans un rêve.
L'inquiétante étrangeté
Le terme est de Freud. Il désigne cette sensation particulière que produit le familier devenu légèrement étranger, un visage connu qui n'est pas tout à fait le bon, une maison qui est la sienne sans l'être. C'est le ressort du cauchemar, et c'est aussi celui du cinéma d'horreur, qui n'a jamais eu besoin d'inventer autre chose.
Cette parenté a un intérêt pratique en séance. Décrire un rêve est difficile, et beaucoup de gens s'excusent de mal raconter. Passer par ce qu'ils feraient d'une caméra, ce qu'on verrait, d'où, dans quel ordre, débloque souvent le récit là où la question directe ne donnait rien.
Une nuit vue de l'intérieur
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Photographies prises à l'exposition Le temps d'un rêve, musée des Confluences, Lyon.
Sur le sommeil proprement dit, cette page continuera de s'étoffer.
Parler de vos nuits
Le sommeil et les rêves se travaillent en séance.
Cohérence cardiaque
Réguler son stress par la respiration
La cohérence cardiaque est un exercice de respiration guidée qui aide à réguler le système nerveux et à retrouver du calme en quelques minutes, en complément du travail thérapeutique.
Séance guidée de 5 minutes
Vidéo de respiration guidée, à utiliser au quotidien ou avant un moment de tension.
Qu'est-ce que la cohérence cardiaque, et à quoi ça sert ?
La cohérence cardiaque consiste à respirer lentement et régulièrement, environ six respirations par minute, pendant quelques minutes. À ce rythme, propre à chacun, le cœur entre dans ce que l'on appelle sa fréquence de résonance : son rythme se met à osciller de façon ample et régulière, en phase avec la respiration. Ce que l'on cherche, c'est une bascule rapide du système nerveux vers le calme. La respiration ralentit, le rythme cardiaque se régularise, la sensation de tension intérieure diminue en quelques minutes. L'outil est simple et se pratique seul, au quotidien ou juste avant un moment difficile. Il vient en complément d'un travail thérapeutique, jamais à sa place.
Le mécanisme : pourquoi respirer à ce rythme précis
Chaque personne a sa propre fréquence de résonance cardiovasculaire, généralement proche de 0,1 Hz, soit environ six respirations par minute. Elle varie un peu selon la taille et le sexe. À cette fréquence, la fréquence cardiaque et la tension artérielle oscillent en opposition de phase : quand l'une monte, l'autre descend. Ce jeu d'oscillations sollicite le baroréflexe, le mécanisme nerveux qui ajuste en permanence la tension artérielle, et la pratique régulière le renforce comme l'entraînement renforce un muscle.
Cette respiration lente stimule également le nerf vague, qui relie le cœur au cerveau. Les travaux qui mesurent l'activité électrique du cœur montrent que cette stimulation atteint des régions frontales impliquées dans la régulation des émotions. C'est ce que rapportent les patients après quelques minutes de pratique : ils se sentent plus posés. Plusieurs travaux associent par ailleurs une activation vagale soutenue à une baisse de certains marqueurs inflammatoires.
Ce que montrent les études
La méta-analyse de référence sur le stress et l'anxiété (Goessl, Curtiss et Hofmann, 2017, Psychological Medicine) regroupe 24 études et 484 participants. Elle retrouve un effet important sur le stress et l'anxiété autoévalués (g de Hedges à 0,81 en intra-groupe, intervalle de confiance à 95 % de 0,55 à 1,06 ; g à 0,83 en comparaison avec un groupe témoin). Peu d'interventions non médicamenteuses obtiennent des effets de cette taille.
Sur les symptômes dépressifs, une méta-analyse parue dans Scientific Reports (2021), portant sur 14 essais randomisés contrôlés et 794 participants, retrouve un effet modéré et significatif (g à 0,38, IC95 % de 0,16 à 0,60, p à 0,0006). Une revue de 2025 (Applied Psychophysiology and Biofeedback) consacrée aux formats pratiqués à distance, sur 18 études et 1 352 participants, confirme l'effet sur la dépression et sur la variabilité cardiaque elle-même, mais ne retrouve pas d'effet isolé sur le stress perçu dans ce sous-ensemble. Les résultats varient donc selon les protocoles et les populations étudiées.
Une étude portant sur plus de 70 000 utilisateurs et 4,6 millions de séances réelles (Scientific Reports, 2025) confirme en conditions naturelles cette fréquence de résonance autour de 0,10 Hz. Elle retrouve aussi un lien net entre un score de cohérence élevé et des états rapportés comme positifs, calme ou joie, à l'inverse de la colère et de l'anxiété (p < 0,0001).
Les limites à connaître
Une revue méthodologique de 143 études publiées entre 2000 et 2021 (2023, Applied Psychophysiology and Biofeedback) relève qu'environ deux tiers d'entre elles décrivent leur protocole de façon trop imprécise pour être reproduites à l'identique. Elle distingue trois approches : la respiration à une fréquence de résonance mesurée individuellement, le biofeedback en temps réel avec appareil, et le rythme fixe imposé à tous, le plus souvent six respirations par minute. Cette diversité de protocoles explique en partie que les résultats sur le stress perçu soient plus nets d'une étude à l'autre. Les données restent solides et convergentes, à condition de les lire avec cette réserve.
En pratique
La cohérence cardiaque se pratique seul, sans matériel, en quelques minutes. C'est un outil d'autorégulation à mobiliser au quotidien, avant un rendez-vous stressant ou dans un moment de tension. Elle ne remplace ni une psychothérapie ni un traitement en cours. Elle s'y ajoute, en appui du travail mené en séance.
Sources : Goessl, Curtiss et Hofmann (2017), Psychological Medicine ; Lehrer et Gevirtz (2014), Frontiers in Psychology ; Pandya et al. (2023) et Rovsek et al. (2025), Applied Psychophysiology and Biofeedback ; Scientific Reports (2021, 2025).
Aller plus loin
La respiration se pratique seule, le reste se travaille en séance.
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